Je me félicite du résultat du référendum de Mey de ce dimanche. D’une part, le taux de participation est important et d’autre part plus de 80 % des Meyens ont voté pour la réforme de la gouvernance de Metz Métropole. Ce référendum donne une exemplarité de la décision prise par un vote populaire. Les concitoyens de Mey ne se sont pas trompés de débat. Ce choix clair est un élan pour continuer la réforme. De l’espoir retrouvé à la confiance des habitants à reconquérir, il est essentiel de ne pas décevoir nos administrés en faisant une réforme à moitié.
C’est pourquoi, il est essentiel que cette réforme puisse être une réussite. Dans ce cadre, il y a deux points essentiels à ne pas manquer :
Premièrement, au niveau de la désignation des délégués de chaque commune de plus de 3.500 habitants, il est important que la représentation des conseillers soit une juste représentation des conseils municipaux de chaque commune. La désignation des conseillers doit être homothétique. En effet, notre communauté de communes n’est que le prolongement de nos conseils municipaux à laquelle les communes ont délégué des compétences. Ce respect du suffrage universel et des oppositions respectives de chaque conseil ne seraient qu’un pas de plus vers la modernité et l’aboutissement d’une réforme en marche.
Secondement, au niveau de la création de conseillers délégués de Metz Métropole, il est essentiel que le nombre de conseillers délégués ne soit pas une variable d’ajustement entre le nombre de vice-présidents de l’ancienne gouvernance et le nombre de vice-présidents de demain. Si nous nous retrouvions en janvier avec 28 conseillers délégués et 20 vice-présidents, nous commettrions une grave erreur. L’esprit de la réforme est de permettre à Metz Métropole de mieux fonctionner avec une gouvernance plus légère et donc plus opérationnelle. De plus, si le nombre de conseiller délégué était proche du nombre de 28, l’incompréhension des habitants de nos communes concernant notre gouvernance ne serait pas estompée. L’impopularité actuelle des quarante huit vice-présidents rejaillirait sur les 28 conseillers délégués élus. Cela aboutirait à faire un tour de passe-passe entre vice-présidents et conseillers délégués avec des délégations et des indemnités plus ou moins justifiées.
Avec cette importante réforme et le résultat de ce référendum, nous nous devons de ne pas décevoir les habitants de nos communes. Il en va de l’intérêt général et du contrat de confiance entre les élus et les concitoyens.
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