Proposition de contre Budget

BUDGET 2010 RECETTES REELLESbudget 2010 - Depenses réelles de fonctionnement
Monsieur le Maire, Cher collègue,

Monsieur le Maire pour être un bon Maire, il faut être un visionnaire et un gestionnaire. Or, avec ce budget primitif 2010, vous nous confirmer une chose : c’est que vous n’êtes pas un gestionnaire.
Même le farfelu « l’effet de ciseaux » vous n’arrivez pas à le maîtriser dans ce budget !
En effet, les dépenses augmentent de 2,88 % alors que les recettes augmentent de 2,72 % ! A lui seul ce constat démontre toute l’insuffisance de votre budget.
Pourtant ce n’est pas faute d’avoir pousser les recettes liées aux Impôts locaux !

Je vais essayer d’illustrer mon propos par quelques

1. Une dégradation très nette de la capacité d’autofinancement indispensable pour financer le programme d’investissement de 40 millions d’euros. Pour mémoire, le budget primitif de l’exercice 2009 fessait ressortir un autofinancement prévisionnel dégagé au profit de la section d’investissement de plus de 25 millions d’euros, il n’est plus que de 13 millions. Nous aimerions obtenir des explications sur cette variation importante qui ne peut pas seulement être lié à la dérive des dépenses de fonctionnement puisqu’elle sont en partie compenser par la hausse des impôts.
2. au niveau des dépenses : c’est la dérive d’un bateau ivre ! aucune maîtrise, on peut dépenser sans compter l’argent du contribuable : pour illustrer mon propos, voici l’évolution de quelques postes budgétaire en deux ans de 2008 à 2010 :

• Achat de prestation de service : +50 %
• Honoraires : +100 %
• Fêtes et cérémonies : + 1 millions d’euros soit + 60 %
• Subventions : + 5 millions d’euros soit 41 %
• la non maîtrise de la masse salariale +3,3%, les dépenses du centre Pompidou qui flambent 700.000 euros dont 400.000 euros récurent, mais il y a surtout la flambée des subventions de fonctionnement aux divers organismes associatifs. Le saupoudrage de l’argent public dans le monde associatif. Si la ville de Metz a besoin de faire face à de nouvelles dépenses de fonctionnement, elle doit absolument privilégier la réallocation de ses dépenses. Le volume des dépenses doit notamment être limités aux recettes disponibles. Il faut faire évoluer le rythme des dépenses de fonctionnement en fonction du rythme des recettes hors hausse d’impôt. Des économies sont possibles… Est-ce une bonne gestion, l’évolution du budget de la communication , est-ce utile et nécessaire d’accroitre le budget de l’été du livre ?… Il s’agit là d’une logique de la dépense publique sans réel discernement.
3 Un autre aspect essentiel est masqué dans cette présentation : C’est l’évolution de l’extinction de la dette. Le montant des annuités pour 2009 était de près de 4 millions d’euros, il passe en 2010 à 2,1 millions d’euros. Soit une marge de 1,9 millions d’euros pour cette année. Ca laisse de la marge pour le financement des projets

Il est impératif que la municipalité gère plus rigoureusement les deniers publics en faisant des arbitrages budgétaires plus fort. Par la maîtrise de la maîtrise de la dépense publique, on aboutit à la maîtrise de la fiscalité locale. Regarder comment votre homologue le maire de Luxembourg à réduit d’une manière très importante les dépenses de fonctionnement pour maintenir son niveau de fiscalité locale.
La comparaison que vous faites avec les autres villes ne vous donne pas raison. Metz a deux différence significative par rapport aux autres villes avec lesquelles vous vous comparez : une population beaucoup plus modeste et elle bénéficie d’une manne exceptionnelle l’UEM. En effet, si la ville de Metz ne bénéficiait pas du dividende annuel de l’UEM, notre ville figurait parmi les villes les plus imposées de France. En effet, elle devrait recouvrer par l’impôt plus de 8,5 millions d’euros soit une hausse de 21 % des impôts locaux…

En conclusion, ce soir le contribuable messin ne dormira pas bien, il se sentira une fois de plus berné et trahi par vos fallacieuses promesses de campagne et se retrouvera, surtout plus pauvre aujourd’hui qu’hier. En Deux ans de 2009 à 2010, vous allez ponctionner sur le pouvoir d’achat des ménages près de 5,7 millions d’euros de hausse d’impôts. Ainsi, en deux ans, vos hausses successives d’impôts locaux, vont réduire en moyenne le pouvoir d’achat des ménages de plus de 300 euros.

Partager Ce billet à été posté le Lundi, décembre 21st, 2009 à 23 h 24 min sous la catégorie Blog. Vous pouvez suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0 Vous pouvez laisser un commentaire, ou un trackback .

  • J'ai beaucoup apprécié la démarche construite d'un contre budget ... la rhétorique l'entourant est encore un peu difficile à avaler pour moi ... voire nuit à la lisibilité de votre positionnement (toujours à mes yeux ... soyons modeste).
    D'expérience, une contreproposition n'est écoutée que si on a bien compris la proposition d'origine et si on la respecte ...
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