Ne donnons pas le Monopole à Kinepolis pour faire plaisir aux Promoteurs de Muse ! C’est les Messins qui payeront à la fin l’addition….

Qu’il est loin le temps ou Dominique Gros se battait contre le Maire de Metz, Jean-Marie Rausch, pour maintenir un cinéma commercial place Saint Jacques. A l’issu de ce débat, la ville de Metz décidait d’écouter les messins et ainsi d’acquérir les murs du Palace pour maintenir une offre cinématographique en centre-ville…. Au-delà de la trahison de ses combats antérieurs, d’une partie de ses valeurs et de l’autisme d’un maire autocrate, la décision de la municipalité de confier l’ensemble de la programmation cinématographique de l’agglomération au seul groupe Kinépolis est inique et un contre sens historique.
Ainsi, il est prévu : la fermeture du Caméo-Ariel, après le rachat des murs par la ville en 2010 ; la transformation du cinéma-Palace, place Saint Jacques, en cinéma « Art et Essai » et géré par Kinépolis ; l’ouverture de 2 multiplexes par Kinépolis, l’un de 8 salles près du centre commercial Muse, dans le quartier de l’Amphithéâtre, qui ouvrira en 2018, et l’autre de 6 salles au centre commercial Waves.
Ce choix de la municipalité, marqué par une absence de concertation et de transparence dans la gestion de ce dossier, a été conduit par le seul souhait de faciliter la réalisation du projet Muse qui ne sortait toujours pas de terre malgré un permis de construire délivré. En effet, pour faciliter la commercialisation de ce centre commercial, il fallait lui offrir une locomotive commerciale. Ainsi, avec un projet d’un complexe cinématographique de 8 salles, il a été possible de commercialiser plus facilement Muse et de lancer sa réalisation prochaine….
Or, cette décision va conduire à un monopole sur l’offre cinématographique sur toute l’agglomération messine avec les déviances que cela peut conduire sur la politique tarifaire et de programmation. Il est nécessaire d’offrir une place au cinéma indépendant garant d’une politique tarifaire plus attractive et d’une programmation plus éclectique. Confier la gestion de l’ensemble de l’offre cinématographique à un géant commercial a toutes les chances de voir le prix des places augmenter fortement. Bye-bye les places de cinéma commercial en plein cœur de ville à 7,20 euros (6 euros en tarif réduit). Bonjour le cinéma exclusivement à plus de 11,3 euros. Et oui, le Monopole à un prix !! Ce sont les trosp nombreux messins qui ne pourront plus gouter au plaisir de se rendre en famille au cinéma en centre-ville qui en seront les premières victimes de cette mauvaise comédie.
La fermeture du Caméo-Ariel et le transfert du cinéma commercial hors du centre-ville risquent également de déstabiliser un peu plus encore l’activité commerciale et de vider encore plus le centre-ville. C’est un très mauvais coup porté à l’attractivité du centre-ville.
Le cinéma n’est pas une marchandise, c’est un bien culturel qui doit être garanti à chacun.
Metz doit garder ses deux adresses au pied de la cathédrale. L’une grand public place Saint-Jacques grâce à l’intervention de la municipalité Rausch qui, suite à une forte campagne d’opinion, avait fini par racheter un immeuble destiné au textile. L’autre arts et essais rue du Palais dont la municipalité Gros a acquis l’immeuble en 2010. C’est un enjeu de culture et de société pour notre ville.
La présence de ces salles en ville est d’une importance culturelle essentielle, en grande partie grâce à leur programmation diversifiée, nous demandons ainsi à ce que la ville propriétaire actuelle des murs engage des travaux de remise en état et d’embellissement dans les deux cinémas ceci dans le but d’un maintien de leur activité et du développement de leur fréquentation et qu’elle abandonne le projet actuel avec Kinépolis.
Emmanuel Lebeau

Partager Ce billet à été posté le Samedi, janvier 30th, 2016 à 6 h 52 min sous la catégorie Actualité, Blog. Vous pouvez suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0 Vous pouvez laisser un commentaire, ou un trackback .

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