Parmi ces voix discordantes, celle de Emmanuel Lebeau, conseiller municipal d’opposition à la Ville de Metz. De se dresser presque seul contre tous n’est pas pour effrayer le jeune président de Metz 2014.com, lequel, rappelons-le, a été à l’origine de la cure d’amaigrissement drastique du nombre des délégués et des vice-présidents de Metz Métropole. C’est d’ailleurs le même esprit d’économies qui l’anime s’agissant de Metz-Plage : « Je ne m’oppose bien évidemment pas à ce que les Messines et les Messins – qui ont de moins en moins les moyens de partir en vacances – puissent profiter d’un espace de détente ludique et aquatique mais je m’élève contre le fait de bâtir chaque année une structure éphémère dont il ne reste rien une fois l’événement achevé, et qui s’avère une opération bien trop coûteuse. Il s’agit en réalité d’un tonneau des Danaïdes dans lequel l’argent s’engouffre sans cesse pour ensuite disparaître sans espoir de retour…de retour sur investissement ». Investir, le mot-clé est lâché. Car l’expert-comptable qui suinte derrière les propos de l’homme politique semble avant tout soucieux des deniers publics en prônant le développement durable. Une expression très tendance à laquelle il donne un double sens : « Non seulement cette mise en scène nécessite le déplacement de dizaines, voire de centaines de camions, et détériore un bel espace vert, mais elle n’engendre aucune continuité, aucune durabilité ».
Mettre à profit les piscines
Certes, mais alors que faire ? Une question qui n’est pas pour surprendre l’opposant connu pour avoir toujours une proposition dans sa mallette. « Les piscines municipales de Lothaire, de Belletanche et du Luxembourg souffrent d’un mal chronique de fréquentation et donc d’un déficit croissant. Utilisons-les pour y développer en intérieur comme en extérieur des activités estivales semblables à celles de Metz-Plage. Terrains de sport, piste de pétanque, coins-détente avec transats et parasols, buvette etc. Et pour couronner le tout, pratiquons un tarif préférentiel à 1 € la journée (au lieu de 2,80 €). Ce qui procurerait le quadruple avantage de redynamiser l’attractivité des piscines, de créer non pas un mais plusieurs lieux de rencontre qui éviteraient la grosse bousculade constatée en un seul point, de pérenniser les installations pouvant d’ailleurs être utilisées tout l’été et même en d’autres courtes périodes si le temps le permet, et enfin et surtout de réduire considérablement les dépenses annuelles et ce, au plus grand plaisir des Messins, à la fois usagers et contribuables ». Et le conseiller municipal de conclure : « C’est bien de prendre modèle sur Paris mais la problématique de la capitale n’est en aucun point comparable à celle de Metz. Metz, une ville qui a une sérieuse tendance à vivre au-dessus de ses moyens. » Même pour les chauds partisans du Metz-Plage actuel que nous sommes sommes, force est de constater que le projet Lebeau ne manque ni d’arguments ni d’une certaine logique rendue encore plus sensible par ces temps de crise.
J.J.W.
ami hedbo N°31 du dimanche 1er Août 2010
http://www.ami-hebdo.com/moselle/
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Metz-Plage est à Longeville !
Quelques lecteurs ont exprimé leur étonnement quant au passage de notre dernier article sur Metz-Plage, qui attribuait l’appartenance de ce site à Longeville-lès-Metz et non pas à Metz. Après une rapide re-vérification – car nous avions déjà procédé à un premier contrôle -, nous sommes en mesure de confirmer que la manifestation estivale de Metz-Plage se déroule bel et bien sur le ban communal longevillois et non messin. Le terrain dit du Plan d’eau est, en fait, totalement intégré à l’île Saint Symphorien, laquelle, pour les trois-quarts de sa surface, relève de Longeville, le quart sud restant revenant à Montigny-lès-Metz. En ce qui concerne la ligne ‘‘frontière’’ entre les deux communes de Metz et Longeville, elle se matérialise par le mitan ou le milieu du lit du bras mort de la Moselle, lequel longe aussi bien les bas de l’Esplanade côté messin que les sites sportifs de St Symphorien, côté longevillois. Signalons enfin que les eaux proprement dites du Plan d’eau dépendent, elles aussi, de la voisine longevilloise, une seule petite partie, celle bordant l’île du Saulcy, étant propriété messine.
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