Lors du conseil de communauté de Metz Metropole de ce lundi 14 juin, le compte administratif de l’exercice 2009 a été présenté, mais malheureusement très peu débattu.
L’année 2009 a été marquée par l’augmentation très forte de la pression fiscale locale par Metz Métropole. En un an, les recettes liées à la fiscalité propre ont augmenté de 11,6 millions d’euros soit 10 % pour se porter à 123 millions d’euros. Pour la première fois, les ménages messins ont été directement mis à contribution par la création d’un nouvel impôt pérenne qui a amputé leur pouvoir d’achat de 4,7 millions d’euros. Dans un contexte économique fortement dégradé, les entreprises locales n’ont pas été épargnées, elles ont subi des hausses des taux de la Taxe Professionnelle et du Versement Transport (hausse de 14 %).
Ces hausses n’ont pas seulement permis de couvrir une partie des besoins d’investissement de l’agglomération, elles ont contribué à faire face également à la hausse des dépenses de fonctionnement (+6,21 %). Même les dépenses liées au fonctionnement de l’institution communautaire dérapent avec une hausse de plus de 10 %. Ainsi, si l’on calcule le rapport entre les dépenses de fonctionnement et le nombre d’habitant, celui-ci est de 657 pour 2009 en hausse de 7 % par rapport à 2008. Il est à noter que la moyenne pour des agglomérations d’une taille comparable est de 480.
Malgré la hausse de 11,6 millions des ressources liées à la collecte des impôts locaux, la capacité d’autofinancement, qui est la différence entre les recettes de fonctionnement et les dépenses de fonctionnement, n’augmente que de 3 millions d’euros pour atteindre 12 millions alors qu’elle était de 18 millions d’euros en 2007. Or, c’est grâce à cette capacité d’autofinancement qu’une institution peut investir.
Dans le même temps pour faire face à notre politique d’investissement ambitieuse, Metz Métropole a eu recours pour la seconde fois à l’emprunt à hauteur de 22,6 millions d’euros. Or, les intérêts sur ces emprunts grèveront notre capacité de financement futur. Malheureusement, le cercle invertueux est en route…
L’héritage des engagements pris est certes lourd voire trop lourd pour notre collectivité. Pour éviter que la situation ne continue fortement à se dégrader, il est nécessaire de maîtriser toutes les dépenses de fonctionnement et de revoir notre trop ambitieuse politique d’investissements. En effet, Dominique Gros, Premier Vice- Président, a déjà prévenu les ménages de Metz Métropole, qu’ils devront subir une nouvelle hausse de la fiscalité en 2011 car il n’y a plus de possibilité d’accroître la fiscalité des entreprises qui est au taquet.
De combien faudra –t-il donc augmenter la contribution des foyers messins et ainsi réduire une fois de plus leur pouvoir d’achat pour que notre agglomération porte ce chantier pharaonique de 200 millions d’euros du Mettis ?
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