En 2013, Metz-Métropole devrait inaugurer son nouveau système de transport en commun, baptisé Mettis. L’enquête publique va s’ouvrir le 16 novembre. Tout est déjà ficelé : ce sera un bus sur voie réservée, sur une plate-forme de 17,6 kilomètres, articulée en deux branches à l’extrémité sud, cadencé toutes les trois minutes aux heures de pointe dans le tronçon central. Une seule inconnue subsiste : Mettis sera-t-il équipé du système de guidage optique développé par la société Siemens ? Ce système fonctionne avec une caméra placée à l’avant du bus. Elle lit un marquage au sol spécifique et prend le contrôle du bus pour lui faire suivre une trajectoire définie. C’est un véritable rail virtuel, qui permet un accostage au ras des stations. Le bus devient ainsi parfaitement accessible aux personnes à mobilité réduite, mais aussi aux poussettes.
Metz-Métropole devrait prendre sa décision dans le courant de l’année prochaine. Mais l’opposition s’interroge déjà sur le coût que pourrait induire ce choix. « Le guidage optique conduit Metz-Métropole à consacrer plus de 20,5 M€ pour l’achat du matériel roulant et également à dépenser plus de 15 M€ pour le nouveau centre nécessaire à entreposer ces nouveaux véhicules», compte Emmanuel Lebeau, de Metz2014.com.
Sur le sujet, l’opposition s’appuie notamment sur un rapport de l’exploitant du réseau de transport, les TCRM, qui fait état du «risque induit par le déploiement d’un système de guidage sophistiqué, lourd en investissement, et générant des surcoûts de fonctionnement significatifs».
«C’est un choix important, répond Dominique Gros, maire de Metz et vice-président de Metz-Métropole chargé des transports. Nous prendrons une décision après avoir analysé dans le détail toutes les solutions qui s’offrent à nous.»
A. V.

