Lettre au Maire de Metz sur la rue du Stoxey

Monsieur le Maire,

Je vous rappelle pour la 5ème fois depuis ce début d’année, qu’un certain nombre d’habitants de Bellecroix ont exprimé leur angoisse ne souhaitant plus « revivre » en 2013 la situation délicate qu’ils ont connu en 2012. Ils réfutent l’idée que leur cadre de vie ne se transforme chaque année en un bidonville même s’ils compatissent au drame des demandeurs d’asile.

Pourtant, les habitants de Bellecroix subissent une nouvelle fois une situation difficilement supportable : la coexistence avec un véritable bidonville aux pieds des immeubles à Bellecroix.

Le long du collège Jules Lagneau aux pieds des immeubles rue du Stoxey, c’est la misère de l’Europe de l’est et des Balkans qui s’abat sur ce quartier populaire et fragile. Les enfants des écoles du quartier longent cette misère pour se rendre à la cantine du collège et se trouvent ainsi confrontés à l’extrême misère.

       Vous m’aviez précisé, à cet égard, que le préfet agissant en tant qu’opérateur de l’Etat garantissait le projet de déplacement de la PADA (Plate-forme d’Asile de l’AIEM) afin de limiter le flux des demandeurs d’asile sur la Ville de Metz, à compter de fin mars 2013. Le Préfet a décidé de fermer la PADA, le vendredi 31 mai 2013, dans sa configuration actuelle. Cette plateforme devait réouvrir ses portes le 6 juin 2013 dans ses nouveaux locaux installés avenue de Blida. Le préfet s’est engagé également à accorder le concours de la force publique si des demandeurs d’asile occupaient toujours les espaces situés devant les immeubles de la rue du Stoxey à compter du 6 juin 2013 à la suite d’une saisine officielle de Metz Habitat Territoire.

Or, à ce jour, c’est toujours plus de 130 demandeurs d’asile avec des nouveaux nés et des femmes enceintes qui vivent toujours rue du Stoxey dans un bidonville aux pieds des immeubles ! Sans compter des isolés un peu partout sur la Colline de Bellecroix. C’est une situation extrême aussi bien pour les habitants de Bellecroix que pour les demandeurs d’asile. Comment peut-on laisser perdurer une pareille situation? 

        Eu égard aux engagements pris par Monsieur lePréfet, je vous demande Monsieur le Maire, d’une part, de bien vouloir toutmettre en oeuvre pour que les habitants de Bellecroix retrouvent leur quiétudeau plus vite et, d’autre part,de préserver la parole de l’état vis à vis desces habitants.

       Veuillez croire, Monsieur le Maire, en l’expression de mes sentiments dévoués.

Emmanuel Lebeau

Conseiller Municipal

Partager Ce billet à été posté le Dimanche, juin 16th, 2013 à 20 h 24 min sous la catégorie Actualité. Vous pouvez suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0 Vous pouvez laisser un commentaire, ou un trackback .

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