Ironie du sort, mais peut-être n’était-ce pas un hasard : alors que Metz Métropole élisait son président (lire ci-contre), Emmanuel Lebeau et ses amis tiraient les rois dans un restaurant messin, hier soir. La bête noire du maire de Metz a aussi tiré à boulets rouges sur celui-ci. «Dominique Gros, c’est Rausch en pire », s’est-il exclamé. Reprenant une métaphore fermière maintes fois employée pour dénoncer les deux hausses successives d’impôts décidées par la municipalité, Lebeau a comparé le contribuable messin à «une vache à lait que les socialistes veulent traire jusqu’à la dernière goutte ».
Evincé de Metz Métropole comme toute l’opposition messine laquelle a refusé les deux strapontins qui lui avaient été proposés , Lebeau, tout en s’attribuant la paternité de la réforme de la gouvernance de l’agglo, a fustigé un «déni de démocratie ». «J’ai réussi à faire passer cette réforme qu’aucun autre élu ne souhaitait. Nous avons désarmé l’armée metzicaine ! », s’est-il consolé. Et de dénoncer «le tour de passe-passe » qui menace, selon lui, de «vider» la même réforme de sa «substance». «Remplacer des vice-présidents par des conseillers délégués, c’est prendre le risque de susciter à nouveau l’incompréhension des citoyens ». Et de conclure : «Je veux rester la voix forte qui s’oppose ».
N. B.
republicain-lorrain Publié le 09/01/2010
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