‘Revue de presse’

La démocratie participative fait causer !

Samedi, février 25th, 2012

Ah, il les prépare, les conseils municipaux, Emmanuel Lebeau ! Le point 15, il l’a bien guetté. Il faut dire que tout, dans l’intitulé Charte de la démocratie participative et du dialogue avec les citoyens, l’interpelle.

À peine l’adjointe à la citoyenneté Patricia Sallusti a-t-elle terminé de la présenter, qu’il bondit, liasse de papiers verts en main. « Globalement, le comité de quartier, c’est cause toujours ! Le conseil municipal, c’est tais-toi ! »

A-t-il écouté l’adjointe ? Sans doute pas. Elle a pourtant annoncé quelques statistiques intéressantes. Après trois ans d’un premier mandat, les comités de quartier sont renouvelés pour moitié. 205 des 459 membres des onze comités sont des vétérans. Ceux-là ont forcément trouvé leur compte dans les 650 réunions effectuées. Mais Patricia Sallusti n’est pas revenue sur la répartition interne de ces comités. En théorie, ils sont censés être divisés en trois parts égales : associatifs, volontaires et citoyens tirés au sort. Et en réalité ?

« Il y a les bons citoyens, ceux qui pensent comme vous ! »

Emmanuel Lebeau, lui, attaque sur le bilan du premier mandat. « J’ai effectué moi-même une enquête auprès de tous les membres des comités de quartier présents durant trois ans. Leur bilan ? Je vous cite quatre réponses, parmi d’autres : un résultat global décevant ; un bilan quasiment inexistant ; ça n’a servi à rien ! ; un bilan négatif, avec un comité pris en main pour une critique destructive de l’ancienne municipalité.»

Quelques instants après, il donnera sa liasse de papiers verts à la presse. Histoire de vérifier. Il n’a pas lu la réponse d’un ancien du comité de quartier de Metz-Centre : « Tout n’est pas parfait. Mais, au moins, aujourd’hui, cela existe et il serait malvenu, à quiconque, de tirer à boulets rouges sur une équipe en passe de nous sortir de vingt ans de dictature… ».

Ou autre réponse, moins politique, « de bonnes choses si tout le monde joue le jeu, avec les moyens et un cadre d’intervention bien défini ». Étonnant…

Après Lebeau, Jérémy Aldrin y va de son couplet. Il s’adresse aux maires : « Il y a les bons citoyens, ceux qui pensent comme vous ! Dans les comités de quartier, ceux qui vous soutiennent, c’est une bonne chose ! Et les autres, à qui vous ne demandez pas leur avis ! On n’aurait pas idée de demander leur avis aux adhérents du Smec ni aux Messins sur le parvis de la gare ! Jamais celui qui vous a succédé… »

– Dominique Gros, amusé : Précédé.

– Jérémy Aldrin : Jamais votre prédécesseur n’avait osé diminuer notre temps de parole ! »

Brouhaha. Hacène Lekadir, qui s’était déjà levé, en rajoute une couche : « C’est une honte ! Je sors ! »

« La démocratie, c’est comme une maison vide »

Emmanuel Lebeau s’engouffre dans la brèche, reprenant au vol un sujet déjà bien débattu : « Ici, on est considérés pire que des chiens, c’est du sectarisme de bas étage ! »

Après eux, les conseillers montent au créneau. Patrice N’Zihou : « La démocratie n’est pas une incantation ! Oui, la citoyenneté s’est amplifiée. Il faut pousser cette politique de la proximité. »

Nathalie de Oliveira, visionnaire : « Redevenons sérieux. La démocratie participative est une boussole aussi sûre que la boussole qui a ouvert le Nouveau monde au nôtre ! La démocratie, c’est comme une maison vide : il faut demander aux gens ce qu’ils veulent y mettre ! »

Patrick Thil s’érige alors en gardien du temple rauschiste : « Arrêtez de penser que la démocratie, ça a commencé avec vous ! La démocratie participative est un échec à Metz ! Vous feriez bien de faire une démocratie tout court ! Ce n’est pas comme ça que ça marche ! Quoi qu’ils en pensent, les Messins, vous ne les écoutez pas ! »

Après toutes ces interventions, il ne reste plus à Dominique Gros qu’à conclure. « Il y a eu des déceptions au sein des comités de quartier, parce que certains ont cru que leurs affaires personnelles seraient réglées. Mais, au bout du compte, il y a des choses qui se font. C’est un lieu de formation exceptionnelle. Je suis convaincu que personne ne reviendra là-dessus à l’avenir. »

La charte est adoptée.

Olivier JARRIGE.

source ; http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/02/25/la-democratie-participative-fait-causer

Grand Stade : Entre référendum et « population en souffrance »

Samedi, février 25th, 2012

Le Grand stade, c’est comme le football, tout le monde a un avis. Alors, forcément, l’opposition a bondi de sa tribune, même si le sujet n’était pas à l’ordre du jour.

Nathalie Colin-Œsterlé (Nouveau Centre) : « Au-delà de l’enthousiasme pour l’Euro, plusieurs questions se posent. Aujourd’hui, le coût global du Grand stade est supérieur à 45 M€, dont 10 M€ de la Ville, 10 M€ du conseil général, 8 M€ de l’État et le reste du privé. On parle de la mise en place d’une société d’économie mixte. En cas de dépassement financier, nous nous retrouverons pieds et poings liés. »

Le Grand stade prévoirait apparemment son lot de bureaux. NCO y voit le risque de « nouvelles friches. Quelle est la capacité de notre ville à digérer tout ça ? » Elle joue la prudence : « Ne vaudrait-il pas mieux ne pas se précipiter alors que tant de projets sont en attente de financement ? »

Emmanuel Lebeau, évidemment, enfonce le clou. « En 2009, on a tous voté pour l’Euro ! Mais, aujourd’hui, la cagnotte est vide ! Où va-t-on les trouver ces 10 M€ ? » La nostalgie le prend : « On vit avec le remords de l’occasion manquée de 1995… »

Il tente le but : « Les Messins ne sont plus d’accord ! Sur ce point-là, puisque c’est de l’argent de la Ville, je propose un référendum d’initiative locale ! »

Autour du maire, des rires éclatent. Dominique Gros joue les gardiens, tranquille. Il s’amuse à citer Nathalie Colin-Œsterlé dans le contexte de 2009 – toujours son goût des citations et de l’Histoire. Avant de reconnaître : « Nous avons une décision compliquée à prendre dans une situation qui n’est plus celle imaginée au départ. À l’époque, on était des gagne-petit. Nous sommes en train d’étudier des partenariats possibles et je ne m’avancerai que sur un terrain bien bordé, bien dégagé. »

Certes. Sauf que… le stade Saint-Symphorien, ce n’est pas juste le rendez-vous des joueurs et des investisseurs. C’est aussi l’un des cœurs de la ville. Un cœur fatigué… Le maire poursuit : « Il s’agit aussi de consolider l’histoire du football à Metz. Cette population est en souffrance, compte tenu des résultats. Un jour ou l’autre, ce stade devra être entretenu, au moins pour une tribune. » Des investissements seront nécessaires, donc. Il ne reste plus qu’à avancer avec prudence sur le terrain. « Pour l’instant, le tour du problème n’est pas terminé. »

source : http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/02/25/entre-referendum-et-population-en-souffrance

Faire et défaire… c’est bon pour le Tour de France !

Lundi, janvier 30th, 2012

En ces temps de vaches maigres, l’opinion se montre extrêmement chatouilleuse sur l’utilisation des deniers publics. Le phénomène est général et les collectivités n’échappent pas à l’examen sourcilleux que le contribuable, de plus en plus excédé, exerce sur l’affectation de ses impôts. La droite messine l’a bien compris, qui ne rate plus une occasion de hurler au « gaspillage » et de fustiger les « dérapages de la municipalité ». Avec un zèle de bénédictin, elle scrute les chiffres pour mieux réciter son credo : « Halte à la gabegie ! ».

Le diable se niche dans les détails et, hier soir, au conseil municipal, c’est dans le programme de maintenance de la voirie publique que Nathalie Colin-Œsterlé (Nouveau Centre) et Emmanuel Lebeau (Divers droite), à nouveau réunis, ont trouvé matière à polémique. Près de 2,5 M€ vont être dépensés pour la rénovation de divers « tapis routiers ». Ainsi, l’avenue Louis-le-Débonnaire, qui longe le Centre Pompidou, va-t-elle bénéficier d’un revêtement tout neuf pour le passage du Tour de France à Metz, le 6 juillet prochain. « On ne peut que se réjouir du passage, dans notre ville, de cette grande compétition sportive pour laquelle, soit dit en passant, nous avons déjà déboursé 200 000 €, intervient Lebeau. Pour autant, on peut s’étonner de cet enrobé à 150 000 €, réalisé uniquement pour que le sprint final de l’étape puisse se faire devant Pompidou. Cette dépense est d’autant plus aberrante qu’en 2013, cette même avenue devra être entièrement refaite pour permettre sa connexion à la rocade Est. Bref, autant jeter 150 000 € par les fenêtres ! Ainsi donc, Metz risque de passer deux fois à la télé : grâce au Tour mais aussi dans l’émission Combien ça coûte ? C’est surréaliste ! », s’égosille l’élu d’opposition. Nathalie Colin-Œsterlé approuve, tandis que Jérémy Aldrin (UMP) demande si d’autres travaux seront engagés pour répondre aux exigences de la société du Tour de France. Il n’obtiendra pas de réponse sur ce point précis.

Retombées

Belkhir Belhaddad, adjoint (PS) aux sports, se charge de répliquer. « Le Tour de France est passé une quarantaine de fois à Metz et, bien souvent, des aménagements ont dû être consentis pour les besoins de la cause. Vous évoquez les dépenses, je vais vous parler des recettes. Le Tour de France est le troisième événement le plus médiatisé de la planète, après les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football. 160 chaînes de télévision du monde entier retransmettent l’événement pour un milliard et demi de téléspectateurs. J’ai bien dit un-mi-lli-ard-et-demi ! Le retour sur investissement est énorme, il se compte en millions ! À 100 km à la ronde, tous les hôtels affichent complets depuis des mois. Nous n’allions tout de même pas accueillir le Tour sur le Technopôle ; l’endroit le plus prestigieux de la ville, c’est Pompidou ! », plaide-t-il.

Son collègue Jacques Tron, adjoint aux travaux, y va de son argument : « Il ne s’agit pas de décaisser la voirie, c’est juste un tapis. De toute façon, il aurait fallu le faire ! », assure-t-il. Bref, si Paris valait bien une messe, le Tour à Metz vaut bien 150 000 € !

Consciente de la popularité de l’épreuve, l’opposition n’estime pas devoir en rajouter. Finalement, seul Emmanuel Lebeau s’abstiendra, le reste des élus, tous bords confondus, se joignant au peloton de la majorité pour approuver ces travaux.

Nicolas BASTUCK.

En ces temps de vaches maigres, l’opinion se montre extrêmement chatouilleuse sur l’utilisation des deniers publics. Le phénomène est général et les collectivités n’échappent pas à l’examen sourcilleux que le contribuable, de plus en plus excédé, exerce sur l’affectation de ses impôts. La droite messine l’a bien compris, qui ne rate plus une occasion de hurler au « gaspillage » et de fustiger les « dérapages de la municipalité ». Avec un zèle de bénédictin, elle scrute les chiffres pour mieux réciter son credo : « Halte à la gabegie ! ».

Le diable se niche dans les détails et, hier soir, au conseil municipal, c’est dans le programme de maintenance de la voirie publique que Nathalie Colin-Œsterlé (Nouveau Centre) et Emmanuel Lebeau (Divers droite), à nouveau réunis, ont trouvé matière à polémique. Près de 2,5 M€ vont être dépensés pour la rénovation de divers « tapis routiers ». Ainsi, l’avenue Louis-le-Débonnaire, qui longe le Centre Pompidou, va-t-elle bénéficier d’un revêtement tout neuf pour le passage du Tour de France à Metz, le 6 juillet prochain. « On ne peut que se réjouir du passage, dans notre ville, de cette grande compétition sportive pour laquelle, soit dit en passant, nous avons déjà déboursé 200 000 €, intervient Lebeau. Pour autant, on peut s’étonner de cet enrobé à 150 000 €, réalisé uniquement pour que le sprint final de l’étape puisse se faire devant Pompidou. Cette dépense est d’autant plus aberrante qu’en 2013, cette même avenue devra être entièrement refaite pour permettre sa connexion à la rocade Est. Bref, autant jeter 150 000 € par les fenêtres ! Ainsi donc, Metz risque de passer deux fois à la télé : grâce au Tour mais aussi dans l’émission Combien ça coûte ? C’est surréaliste ! », s’égosille l’élu d’opposition. Nathalie Colin-Œsterlé approuve, tandis que Jérémy Aldrin (UMP) demande si d’autres travaux seront engagés pour répondre aux exigences de la société du Tour de France. Il n’obtiendra pas de réponse sur ce point précis.

Retombées

Belkhir Belhaddad, adjoint (PS) aux sports, se charge de répliquer. « Le Tour de France est passé une quarantaine de fois à Metz et, bien souvent, des aménagements ont dû être consentis pour les besoins de la cause. Vous évoquez les dépenses, je vais vous parler des recettes. Le Tour de France est le troisième événement le plus médiatisé de la planète, après les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football. 160 chaînes de télévision du monde entier retransmettent l’événement pour un milliard et demi de téléspectateurs. J’ai bien dit un-mi-lli-ard-et-demi ! Le retour sur investissement est énorme, il se compte en millions ! À 100 km à la ronde, tous les hôtels affichent complets depuis des mois. Nous n’allions tout de même pas accueillir le Tour sur le Technopôle ; l’endroit le plus prestigieux de la ville, c’est Pompidou ! », plaide-t-il.

Son collègue Jacques Tron, adjoint aux travaux, y va de son argument : « Il ne s’agit pas de décaisser la voirie, c’est juste un tapis. De toute façon, il aurait fallu le faire ! », assure-t-il. Bref, si Paris valait bien une messe, le Tour à Metz vaut bien 150 000 € !

Consciente de la popularité de l’épreuve, l’opposition n’estime pas devoir en rajouter. Finalement, seul Emmanuel Lebeau s’abstiendra, le reste des élus, tous bords confondus, se joignant au peloton de la majorité pour approuver ces travaux.

Nicolas BASTUCK.

Lebeau à bout de nerfs…

Lundi, janvier 30th, 2012

Au tensiomètre, c’est Emmanuel Lebeau qui gagne à tous les coups. Jeudi soir encore, l’insurgé du conseil municipal s’en est pris au comportement de la municipalité, l’accusant, avec virulence, de lui refuser systématiquement l’accès aux documents administratifs qui lui permettraient d’éclairer sa lanterne sur le fonctionnement des services de la ville et ses satellites ainsi que sur les arbitrages budgétaires de Dominique Gros. Horripilé par cette obstruction, Emmanuel Lebeau s’est entendu dire par le maire que ses mails ne recevraient, de toute façon, aucune réponse : « Puisque vous-même avez exigé une réponse écrite dans votre dernier message électronique, il n’y aura plus de réponse à vos demandes par mail. » Un déni de démocratie pour Emmanuel Lebeau dont la patience semble toucher à ses limites. Comme celle de Dominique Gros d’ailleurs qui paraît, lui, ne plus pouvoir souffrir son remuant adversaire. À ce stade, mieux vaut, en effet, qu’ils s’écrivent ces deux-là.

Th.F.
 Source : http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/01/28/lebeau-a-bout-de-nerfs

« Je prends des coups mais j’en donne aussi pas mal ! » Républicain Lorrain du Lundi 16 janvier 2012

Lundi, janvier 16th, 2012

Bête noire des socialistes messins, Emmanuel Lebeau (opposition) a invité ses ouailles, samedi lors de ses vœux, à « profiter » des échéances qui s’annoncent pour « sanctionner » la municipalité.

Un sondage commandé par la municipalité indique qu’une majorité de Messins approuve ses choix… Surpris ?

Emmanuel Lebeau : Après la publication d’un bilan de 200 pages et la réduction des temps de parole au conseil municipal, ce sondage n’est qu’un élément de plus d’une propagande savamment orchestrée pour faire oublier la claque des socialistes aux dernières cantonales. Sans mauvais jeu de mots, je dirai que tout ceci est un peu gros pour être honnête. Quand on voit le nombre de questions qui ont été posées aux sondés et la manière dont elles étaient formulées, le résultat ne pouvait être que celui-là. On voit mal, du reste, comment un institut de sondage pourrait mordre la main de celui qui le nourrit. Alors, je m’interroge : était-il utile de dépenser 15 000 € – peut-être plus, si j’en crois certaines sources – alors qu’avec les cantonales, nous disposions d’un sondage grandeur réelle, très éloigné de cette pseudo-enquête d’opinion ?

Le maire et ses amis vous ont enfermé dans le rôle du trublion de service. N’avez-vous pas l’impression d’être pris au piège ?

E.L. : Quand on ne sait quoi répondre aux questions qui fâchent, on enfume et on discrédite ses contradicteurs. J’accomplis un travail de fond, j’épluche tous les comptes, c’est mon métier, et je constate que les faits ne me donnent pas forcément tort. Quand j’ai ferraillé pour réduire le nombre de vice-présidents à la CA2M, j’avais tout le monde contre moi. On y est arrivé ! Quand j’affirme que la cagnotte de l’UEM sera dilapidée avant la fin du mandat, je ne me trompe pas. Une voix forte et libre, ça dérange. Je prends des coups, c’est vrai, mais j’en donne aussi pas mal ! Je n’ai pas vraiment de mérite, le plus souvent le maire donne lui-même le bâton pour se faire battre.

Lors de vos vœux, samedi, vous avez invité vos amis à profiter des prochaines échéances pour sanctionner la municipalité. Serez-vous candidat aux législatives ?

E.L. : Non, j’ai toujours dit que la Ville était la seule chose qui m’intéressait. Et le cumul, je trouve ça nul !

Soutiendrez-vous alors vos colistiers, Marie-Jo Zimmermann et Denis Jacquat, tous deux membres de l’UMP ?

E.L. : Oui, s’agissant de Marie-Jo Zimmermann, seule candidate issue de nos rangs sur Metz 3. À Metz 2, en revanche, ma préférence va à Nathalie Colin-Oesterlé (Nouveau Centre), qui incarne le renouveau face au sortant [Denis Jacquat], lequel serait bien inspiré de passer la main après vingt-cinq ans de mandat.

Et à Metz 1 ?

E.L. : Julien Freyburger (UMP) ou Christine Singer (MoDem) me semblent bien mieux en situation qu’Aurélie Filippetti (PS), parachutée par pur opportunisme.

Bref, vous vous situez désormais à droite…

E.L. : J’ai toujours été indépendant des partis et je le demeure, c’est ma force. Au départ, je n’avais pas d’ a priori contre Dominique Gros mais, très vite, j’ai été déçu. J’ai des amis à gauche, Jean-Michel Toulouze [adjoint aux finances] par exemple, avec lequel je suis néanmoins en profond désaccord quand il dit que la vocation d’une collectivité est d’être endettée.

Pensez-vous toujours être le mieux placé pour défendre les couleurs de l’actuelle opposition aux prochaines municipales ?

E.L. : Le prochain maire devra redresser les finances messines de manière drastique, tout en ayant une vision à l’échelle de la Grande région. J’ai beau regarder autour de moi, je pense effectivement être le mieux placé. Je défends l’idée d’une primaire ouverte, qui permettra au meilleur de l’emporter dans l’unité.

Propos recueillis par Nicolas BASTUCK.
http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/01/16/je-prends-des-coups-mais-j-en-donne-aussi-pas-mal