‘Revue de presse’

Taxe Mettis : l’opposition messine déjà vent debout

Vendredi, mai 11th, 2012

Avoir le nez fin ou simplement un peu de chance, après un investissement immobilier, est désormais soumis à l’impôt.

La taxe que Metz-Métropole souhaite instaurer sur les plus-values immobilières (15 % après abattement), pour les biens situés dans un périmètre de 300 mètres autour des futures stations Mettis (lire RL d’hier), fait polémique avant même d’avoir été adoptée.

Plusieurs membres de l’opposition messine s’en sont pris, hier, à cette nouvelle fiscalité que les élus de la communauté d’agglomération envisagent d’instaurer lundi, lors de leur prochain conseil.

« Les Messins n’en peuvent plus », s’offusque la députée Marie-Jo Zimmermann (UMP), qui évoque une « fuite en avant fiscale », depuis 2008. Sous-entendu : depuis l’arrivée aux affaires de Dominique Gros et Jean-Luc Bohl. « Les élus de l’Agglo, et notamment le maire de Metz, avaient promis que Mettis s’autofinancerait, rappelle l’élue. Trop, c’est trop ! En pleine crise économique, nos concitoyens sont essorés », insiste-t-elle en égrenant la liste des nouveaux prélèvements fiscaux « subis » par les Messins, depuis quatre ans : « Deux augmentations consécutives de la taxe d’habitation et de la taxe foncière ; création puis doublement de l’impôt sur les ménages prélevé par Metz-Métropole ; augmentation du prix de l’eau, des parkings et des TCRM ; instauration d’une taxe sur l’électricité à son taux maximum… Et, maintenant, cette taxe sur les plus-values immobilières ! Et qu’on ne vienne pas nous dire qu’elle sera indolore puisqu’on en attend un rendement de 800 000 € par an ».

Marie-Jo Zimmermann a fait ses comptes : selon elle, ce sont « plus de 15 M€ supplémentaires qui, chaque année, sont désormais ponctionnés dans la poche des Messins ».

« Dérives »

Emmanuel Lebeau, toujours prompt à partir en croisade contre les impôts, dénonce, de son côté, « les mauvais coûts et mauvais coups de Mettis ».

« Depuis le début, nous dénonçons la folie dépensière du projet, qui se contentera de faire rouler de simples bus sur des voies dégagées. En 2008, le projet initial était évalué à 146,3 M€ ; son coût a flambé après études avec une estimation à 198,8 M€. À présent que nous sommes entrés dans la phase de réalisation, la nouvelle prévision est de 220 M€ hors taxe », chiffre Lebeau. Qui stigmatise un « dépassement désastreux pour les finances publiques », dû, selon lui, à « l a légèreté des études préliminaires, à la précipitation des élus à lancer les travaux […] et au surcoût engendré par les chantiers ouverts sur certains sites emblématiques tels que le Moyen-Pont et la place de la Gare, non prévus initialement ».

Comme sa collègue Zimmermann, Emmanuel Lebeau rappelle que le maire de Metz avait « juré » que le coût de Mettis serait financé totalement par la taxe transport que versent les entreprises (1,8 % de la masse salariale). « J’affirmais alors que c’était faux, je ne me suis pas trompé.Après la taxe sur les ménages, et pour financer ce gouffre, Metz-Métropole invente aujourd’hui un nouvel impôt », déplore le jeune élu qui, tel Cassandre, prédit « de nouvelles dérives ». « Ce nouvel impôt ne permettra pas de combler les dépassements budgétaires de Mettis et de financer la dette de Metz-Métropole, laquelle atteindra 150 M€ en 2014, contre 15 M€ en 2008 ».

Une précision tout de même : la taxe que souhaite lever l’agglomération messine a été créée par la loi du 12 juillet 2010, dite Grenelle 2, et présentée par la droite, alors majoritaire à l’Assemblée. Il est vrai que celle-ci reste une possibilité offerte aux collectivités, en aucun cas une obligation.

Nicolas BASTUCK.
http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/05/11/taxe-mettis-l-opposition-messine-deja-vent-debout?signin=1

Commerce : l’opposition inquiète pour le centre-ville

Samedi, mars 31st, 2012

Cellules vides, extension « inquiétante » des zones périphériques, coût prohibitif du stationnement, travaux paralysants, sécurité et propreté « laissant à désirer » sur le plateau piétonnier… Alors que le conseil municipal avait à se prononcer sur le versement de la subvention annuelle de la Ville à la Fédération des commerçants (327 000 €), l’opposition a brossé, hier soir, un tableau plutôt noir du commerce messin.En ces temps de crise où le pouvoir d’achat est en berne et alors que les achats en ligne exercent une concurrence de plus en plus forte dans un grand nombre de secteurs, la situation économique n’est guère mirobolante, ici comme ailleurs. « Dans ce contexte déjà difficile, s’ajoutent des problèmes typiquement messins qui font que le centre-ville souffre », observe Patrick Thil (UMP). L’ancien adjoint rauschiste regrette notamment le soutien de la municipalité socialiste au projet Waves (extension de la zone Actisud) et l’absence de politique tarifaire attractive, dans les parkings.« Le temple de la vacuité »Sa collègue de l’autre groupe d’opposition, Marie-Jo Zimmermann (UMP), apporte de l’eau à son moulin en évoquant les perturbations créées par le chantier Mettis, qui « rendent les choses encore plus difficiles, notamment pour les commerçants de certains quartiers tels que le bas de Queuleu ».Auréolé de son nouveau titre de docteur en gestion, le jeune Jérémy Aldrin (UMP) adresse un zéro pointé à Thierry Jean, adjoint chargé des affaires économiques et président de l’agence de développement économique Metz-Métropole Développement. « Cette agence, c’est le temple de la vacuité et de l’autosatisfaction. Tout va très bien, circulez ! Vous êtes les seuls à le penser », persifle Aldrin qui s’en prend lui aussi au projet Waves. « Avec les difficultés d’accès liées aux travaux, cette extension en périphérie, c’est le deuxième coup de massue asséné aux commerçants indépendants », dénonce-t-il.Nathalie Colin-Œsterlé (Nouveau Centre) témoigne de son côté de « la difficulté de circuler seule le soir au centre-ville, quand on est une femme ». Elle trouve la ville « sale » et « mal famée » ; le stationnement, « cher et compliqué » ; les travaux, « mal coordonnés ». « Votre stratégie, c’est quoi au juste ? », demande-t-elle à l’adjoint compétent, dont elle étrille « l’ego hors du commun » et les promesses « illusoires ». « Virgin qui s’en va, la disparition annoncée d’un cinéma, la multiplication des zones périphériques… Voilà à quoi se résumera votre bilan », cingle-t-elle.« Droit de péage »Comme à l’accoutumée, l’intervention la plus énervée est venue d’Emmanuel Lebeau. « La Moselle ne vient plus faire ses achats à Metz, et pour cause : avec un droit de péage à 11 € pour avoir le droit de se garer, c’est dissuasif. Et puis, bonjour les cellules vides ! », se lamente Lebeau qui en a compté pas moins de sept, rue de la Fontaine et… dix-huit, rue des Allemands.Il évoque « la situation kafkaïenne » des plans de circulation, comme sur le boulevard de l’Europe dont « la boulangère a envie tous les jours de se pendre au lampadaire » (sic). Il étrille la « magic touch » de Thierry Jean qui « dépense plus pour faire moins ». « L’an dernier, c’était 80 000 € de rab pour financer la patinoire du marché de Noël. Cette année, c’est 96 000 € en plus pour la grande roue alors que le marché de la gare va disparaître », poursuit l’impétueux élu.« Accélérez M. Lebeau, votre amie Marie-Jo Zimmermann est en train de lire le journal ! », s’impatiente le maire.Les élus de la majorité se gondolent, mais Emmanuel Lebeau poursuit frénétiquement : « J’appuie là où ça fait mal, alors vous faites diversion, mais ça ne trompe personne ! », s’emballe-t-il.Selon lui, 800 000 € dormiraient dans les caisses de Metz-Métropole Développement. « M. Jean est assis sur un magot, qu’il rende l’argent, ça permettra à la Fédération des commerçants de rétablir l’équilibre de ses comptes ! », s’époumone-t-il sous les huées des élus de la majorité.« Rendez l’argent ! »« Ce n’est pas le jour pour parler de Metz-Métropole Développement », esquive Thierry Jean. L’adjoint chargé des affaires économiques veut « rassurer » l’opposition : à la fin du mandat, « la Fédération aura apuré son passif qui, en 2007, se chiffrait à 286 000 € », rappelle-t-il. Il cite un rapport commandé par le ministre du Commerce, Frédéric Lefebvre, « l’un des intellos du gouvernement avec Nadine Morano et David Douillet », raille-t-il. Nouveaux sifflets mais, cette fois-ci, issus des rangs de l’opposition. « Ce rapport cite Metz en exemple à plusieurs reprises. Partout, en France, on nous envie notre Fédération du commerce, qui est unie », souligne Thierry Jean. Qui ne peut s’empêcher d’ironiser : « En revanche, personne ne nous envie M. Lebeau ! ».Éclats de rire général. Subvention votée.

Nicolas BASTUCK.
source : http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/03/30/commerce-l-opposition-inquiete-pour-le-centre-ville

20.000 euros….

Samedi, mars 31st, 2012

En euros, c’est la subvention allouée, hier, par le conseil municipal à l’association La Conserverie, dans le cadre du Contrat urbain de cohésion sociale (742 000 € au total). La Ville a décidé de subventionner à 100 % cette association qui va collecter des photos de famille des habitants de Metz-Nord pour constituer un album photo commun. « 20 000 € pour un album photo ? », s’est étonné Emmanuel Lebeau (Metz2014.com). La majorité n’a pas souhaité s’expliquer. Ça fait cher la photo…

source : http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/03/30/20-000

Tourisme et signalétique

Samedi, mars 31st, 2012

Si la subvention versée à la Fédération des commerçants a donné lieu à un vif débat (lire ci-contre), l’aide apportée par la Ville à l’Office de tourisme de Metz (1,31 M€) est passée, en revanche, comme une lettre à la poste.Le Dr Khalifé Khalifé (opposition) s’est simplement interrogé sur la signalétique installée aux abords du Centre Pompidou, laquelle n’est, selon lui, « ni très belle ni fonctionnelle ». L’élu regrette par ailleurs que l’Office de tourisme n’ait plus d’annexe ouverte au public, dans le quartier Gare.Emmanuel Lebeau a évoqué lui aussi le nouveau fléchage mis en place au centre-ville, regrettant que celui-ci ne soit pas trilingue, comme cela avait été envisagé. De même, certaines informations manquent. Ainsi, le panneau « église Saint-Maximin » omet-il de mentionner les vitraux de Cocteau, a-t-il encore regretté.« La nouvelle signalétique se met peu à peu en place, on va la laisser s’installer et nous verrons ensuite ce qui mérite d’être corrigé. Il est clair qu’on ne peut pas tout dire sur un panneau », a temporisé Thierry Jean (PS), adjoint chargé des affaires économiques.

source : http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/03/30/tourisme-et-signaletique

Hacène Lekadir dérape

Samedi, mars 31st, 2012

Alors qu’Emmanuel Lebeau venait de terminer son intervention (lire ci-dessus), le socialiste et fiévreux défenseur de la politique du maire de Metz, Hacène Lekadir, a fait une embardée. Emporté par son plaidoyer en faveur de Dominique Gros, « un homme qui sait prendre ses responsabilités », le conseiller municipal a d’abord critiqué élégamment la « gâchette facile » d’Emmanuel Lebeau avant de lui assener, beaucoup moins élégamment : « Monsieur Lebeau, vous avez besoin de soins… » Rumeur dans la salle, incommodée… La deuxième salve de Lekadir sera fatale : « Comme le dirait Le Canard enchaîné, vous avez franchi le mur du çon… C. cédille, O. N. » Comment commettre ce qu’on dénonce. Injurié, Emmanuel Lebeau réclame un rappel à l’ordre. Le maire n’y prête pas attention et enquille… Hacène Lekadir sourit.

source : http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/03/30/hacene-lekadir-derape