‘Revue de presse’

Faire et défaire… c’est bon pour le Tour de France !

Lundi, janvier 30th, 2012

En ces temps de vaches maigres, l’opinion se montre extrêmement chatouilleuse sur l’utilisation des deniers publics. Le phénomène est général et les collectivités n’échappent pas à l’examen sourcilleux que le contribuable, de plus en plus excédé, exerce sur l’affectation de ses impôts. La droite messine l’a bien compris, qui ne rate plus une occasion de hurler au « gaspillage » et de fustiger les « dérapages de la municipalité ». Avec un zèle de bénédictin, elle scrute les chiffres pour mieux réciter son credo : « Halte à la gabegie ! ».

Le diable se niche dans les détails et, hier soir, au conseil municipal, c’est dans le programme de maintenance de la voirie publique que Nathalie Colin-Œsterlé (Nouveau Centre) et Emmanuel Lebeau (Divers droite), à nouveau réunis, ont trouvé matière à polémique. Près de 2,5 M€ vont être dépensés pour la rénovation de divers « tapis routiers ». Ainsi, l’avenue Louis-le-Débonnaire, qui longe le Centre Pompidou, va-t-elle bénéficier d’un revêtement tout neuf pour le passage du Tour de France à Metz, le 6 juillet prochain. « On ne peut que se réjouir du passage, dans notre ville, de cette grande compétition sportive pour laquelle, soit dit en passant, nous avons déjà déboursé 200 000 €, intervient Lebeau. Pour autant, on peut s’étonner de cet enrobé à 150 000 €, réalisé uniquement pour que le sprint final de l’étape puisse se faire devant Pompidou. Cette dépense est d’autant plus aberrante qu’en 2013, cette même avenue devra être entièrement refaite pour permettre sa connexion à la rocade Est. Bref, autant jeter 150 000 € par les fenêtres ! Ainsi donc, Metz risque de passer deux fois à la télé : grâce au Tour mais aussi dans l’émission Combien ça coûte ? C’est surréaliste ! », s’égosille l’élu d’opposition. Nathalie Colin-Œsterlé approuve, tandis que Jérémy Aldrin (UMP) demande si d’autres travaux seront engagés pour répondre aux exigences de la société du Tour de France. Il n’obtiendra pas de réponse sur ce point précis.

Retombées

Belkhir Belhaddad, adjoint (PS) aux sports, se charge de répliquer. « Le Tour de France est passé une quarantaine de fois à Metz et, bien souvent, des aménagements ont dû être consentis pour les besoins de la cause. Vous évoquez les dépenses, je vais vous parler des recettes. Le Tour de France est le troisième événement le plus médiatisé de la planète, après les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football. 160 chaînes de télévision du monde entier retransmettent l’événement pour un milliard et demi de téléspectateurs. J’ai bien dit un-mi-lli-ard-et-demi ! Le retour sur investissement est énorme, il se compte en millions ! À 100 km à la ronde, tous les hôtels affichent complets depuis des mois. Nous n’allions tout de même pas accueillir le Tour sur le Technopôle ; l’endroit le plus prestigieux de la ville, c’est Pompidou ! », plaide-t-il.

Son collègue Jacques Tron, adjoint aux travaux, y va de son argument : « Il ne s’agit pas de décaisser la voirie, c’est juste un tapis. De toute façon, il aurait fallu le faire ! », assure-t-il. Bref, si Paris valait bien une messe, le Tour à Metz vaut bien 150 000 € !

Consciente de la popularité de l’épreuve, l’opposition n’estime pas devoir en rajouter. Finalement, seul Emmanuel Lebeau s’abstiendra, le reste des élus, tous bords confondus, se joignant au peloton de la majorité pour approuver ces travaux.

Nicolas BASTUCK.

En ces temps de vaches maigres, l’opinion se montre extrêmement chatouilleuse sur l’utilisation des deniers publics. Le phénomène est général et les collectivités n’échappent pas à l’examen sourcilleux que le contribuable, de plus en plus excédé, exerce sur l’affectation de ses impôts. La droite messine l’a bien compris, qui ne rate plus une occasion de hurler au « gaspillage » et de fustiger les « dérapages de la municipalité ». Avec un zèle de bénédictin, elle scrute les chiffres pour mieux réciter son credo : « Halte à la gabegie ! ».

Le diable se niche dans les détails et, hier soir, au conseil municipal, c’est dans le programme de maintenance de la voirie publique que Nathalie Colin-Œsterlé (Nouveau Centre) et Emmanuel Lebeau (Divers droite), à nouveau réunis, ont trouvé matière à polémique. Près de 2,5 M€ vont être dépensés pour la rénovation de divers « tapis routiers ». Ainsi, l’avenue Louis-le-Débonnaire, qui longe le Centre Pompidou, va-t-elle bénéficier d’un revêtement tout neuf pour le passage du Tour de France à Metz, le 6 juillet prochain. « On ne peut que se réjouir du passage, dans notre ville, de cette grande compétition sportive pour laquelle, soit dit en passant, nous avons déjà déboursé 200 000 €, intervient Lebeau. Pour autant, on peut s’étonner de cet enrobé à 150 000 €, réalisé uniquement pour que le sprint final de l’étape puisse se faire devant Pompidou. Cette dépense est d’autant plus aberrante qu’en 2013, cette même avenue devra être entièrement refaite pour permettre sa connexion à la rocade Est. Bref, autant jeter 150 000 € par les fenêtres ! Ainsi donc, Metz risque de passer deux fois à la télé : grâce au Tour mais aussi dans l’émission Combien ça coûte ? C’est surréaliste ! », s’égosille l’élu d’opposition. Nathalie Colin-Œsterlé approuve, tandis que Jérémy Aldrin (UMP) demande si d’autres travaux seront engagés pour répondre aux exigences de la société du Tour de France. Il n’obtiendra pas de réponse sur ce point précis.

Retombées

Belkhir Belhaddad, adjoint (PS) aux sports, se charge de répliquer. « Le Tour de France est passé une quarantaine de fois à Metz et, bien souvent, des aménagements ont dû être consentis pour les besoins de la cause. Vous évoquez les dépenses, je vais vous parler des recettes. Le Tour de France est le troisième événement le plus médiatisé de la planète, après les Jeux olympiques et la Coupe du monde de football. 160 chaînes de télévision du monde entier retransmettent l’événement pour un milliard et demi de téléspectateurs. J’ai bien dit un-mi-lli-ard-et-demi ! Le retour sur investissement est énorme, il se compte en millions ! À 100 km à la ronde, tous les hôtels affichent complets depuis des mois. Nous n’allions tout de même pas accueillir le Tour sur le Technopôle ; l’endroit le plus prestigieux de la ville, c’est Pompidou ! », plaide-t-il.

Son collègue Jacques Tron, adjoint aux travaux, y va de son argument : « Il ne s’agit pas de décaisser la voirie, c’est juste un tapis. De toute façon, il aurait fallu le faire ! », assure-t-il. Bref, si Paris valait bien une messe, le Tour à Metz vaut bien 150 000 € !

Consciente de la popularité de l’épreuve, l’opposition n’estime pas devoir en rajouter. Finalement, seul Emmanuel Lebeau s’abstiendra, le reste des élus, tous bords confondus, se joignant au peloton de la majorité pour approuver ces travaux.

Nicolas BASTUCK.

Lebeau à bout de nerfs…

Lundi, janvier 30th, 2012

Au tensiomètre, c’est Emmanuel Lebeau qui gagne à tous les coups. Jeudi soir encore, l’insurgé du conseil municipal s’en est pris au comportement de la municipalité, l’accusant, avec virulence, de lui refuser systématiquement l’accès aux documents administratifs qui lui permettraient d’éclairer sa lanterne sur le fonctionnement des services de la ville et ses satellites ainsi que sur les arbitrages budgétaires de Dominique Gros. Horripilé par cette obstruction, Emmanuel Lebeau s’est entendu dire par le maire que ses mails ne recevraient, de toute façon, aucune réponse : « Puisque vous-même avez exigé une réponse écrite dans votre dernier message électronique, il n’y aura plus de réponse à vos demandes par mail. » Un déni de démocratie pour Emmanuel Lebeau dont la patience semble toucher à ses limites. Comme celle de Dominique Gros d’ailleurs qui paraît, lui, ne plus pouvoir souffrir son remuant adversaire. À ce stade, mieux vaut, en effet, qu’ils s’écrivent ces deux-là.

Th.F.
 Source : http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/01/28/lebeau-a-bout-de-nerfs

« Je prends des coups mais j’en donne aussi pas mal ! » Républicain Lorrain du Lundi 16 janvier 2012

Lundi, janvier 16th, 2012

Bête noire des socialistes messins, Emmanuel Lebeau (opposition) a invité ses ouailles, samedi lors de ses vœux, à « profiter » des échéances qui s’annoncent pour « sanctionner » la municipalité.

Un sondage commandé par la municipalité indique qu’une majorité de Messins approuve ses choix… Surpris ?

Emmanuel Lebeau : Après la publication d’un bilan de 200 pages et la réduction des temps de parole au conseil municipal, ce sondage n’est qu’un élément de plus d’une propagande savamment orchestrée pour faire oublier la claque des socialistes aux dernières cantonales. Sans mauvais jeu de mots, je dirai que tout ceci est un peu gros pour être honnête. Quand on voit le nombre de questions qui ont été posées aux sondés et la manière dont elles étaient formulées, le résultat ne pouvait être que celui-là. On voit mal, du reste, comment un institut de sondage pourrait mordre la main de celui qui le nourrit. Alors, je m’interroge : était-il utile de dépenser 15 000 € – peut-être plus, si j’en crois certaines sources – alors qu’avec les cantonales, nous disposions d’un sondage grandeur réelle, très éloigné de cette pseudo-enquête d’opinion ?

Le maire et ses amis vous ont enfermé dans le rôle du trublion de service. N’avez-vous pas l’impression d’être pris au piège ?

E.L. : Quand on ne sait quoi répondre aux questions qui fâchent, on enfume et on discrédite ses contradicteurs. J’accomplis un travail de fond, j’épluche tous les comptes, c’est mon métier, et je constate que les faits ne me donnent pas forcément tort. Quand j’ai ferraillé pour réduire le nombre de vice-présidents à la CA2M, j’avais tout le monde contre moi. On y est arrivé ! Quand j’affirme que la cagnotte de l’UEM sera dilapidée avant la fin du mandat, je ne me trompe pas. Une voix forte et libre, ça dérange. Je prends des coups, c’est vrai, mais j’en donne aussi pas mal ! Je n’ai pas vraiment de mérite, le plus souvent le maire donne lui-même le bâton pour se faire battre.

Lors de vos vœux, samedi, vous avez invité vos amis à profiter des prochaines échéances pour sanctionner la municipalité. Serez-vous candidat aux législatives ?

E.L. : Non, j’ai toujours dit que la Ville était la seule chose qui m’intéressait. Et le cumul, je trouve ça nul !

Soutiendrez-vous alors vos colistiers, Marie-Jo Zimmermann et Denis Jacquat, tous deux membres de l’UMP ?

E.L. : Oui, s’agissant de Marie-Jo Zimmermann, seule candidate issue de nos rangs sur Metz 3. À Metz 2, en revanche, ma préférence va à Nathalie Colin-Oesterlé (Nouveau Centre), qui incarne le renouveau face au sortant [Denis Jacquat], lequel serait bien inspiré de passer la main après vingt-cinq ans de mandat.

Et à Metz 1 ?

E.L. : Julien Freyburger (UMP) ou Christine Singer (MoDem) me semblent bien mieux en situation qu’Aurélie Filippetti (PS), parachutée par pur opportunisme.

Bref, vous vous situez désormais à droite…

E.L. : J’ai toujours été indépendant des partis et je le demeure, c’est ma force. Au départ, je n’avais pas d’ a priori contre Dominique Gros mais, très vite, j’ai été déçu. J’ai des amis à gauche, Jean-Michel Toulouze [adjoint aux finances] par exemple, avec lequel je suis néanmoins en profond désaccord quand il dit que la vocation d’une collectivité est d’être endettée.

Pensez-vous toujours être le mieux placé pour défendre les couleurs de l’actuelle opposition aux prochaines municipales ?

E.L. : Le prochain maire devra redresser les finances messines de manière drastique, tout en ayant une vision à l’échelle de la Grande région. J’ai beau regarder autour de moi, je pense effectivement être le mieux placé. Je défends l’idée d’une primaire ouverte, qui permettra au meilleur de l’emporter dans l’unité.

Propos recueillis par Nicolas BASTUCK.
http://www.republicain-lorrain.fr/moselle/2012/01/16/je-prends-des-coups-mais-j-en-donne-aussi-pas-mal

Revue de presse RL 26 octobre 2011

Mercredi, octobre 26th, 2011

Interview d’Emmanuel Lebeau par RPL

Mercredi, mars 16th, 2011

Elections cantonales Emmanuel Lebeau (candidat Metz 2)