Etonnant reportage ce mardi 4 octobre au journal télévisé de 13heures où GREENPEACE (Luxembourg) dévoile un vidéo-clip de propagande anti-nucléaire réclamant le démantèlement de la centrale de Cattenom.
Et que voit-on dans cette animation plus vraie que nature ? Une famille où Papa, Maman jouent au ballon avec les enfants dans un champs de blé tout fraichement moissonné avec, en arrière fond, les tours de réfrigération de la Centrale de Cattenom…
(http://www.greenpeace.org/luxembourg/)
La scène en elle-même est assez banale, se veut touchante par la répétition de gros plans sur les enfants, joyeux et heureux de ce moment de détente partagé avec Papa et Maman jusqu’au moment où la caméra se braque sur un avion dans le ciel, en amorce de descente, et que le commentaire évoque la chute de l’avion sur la centrale… : « Cette centrale est dangereuse, il faut la démanteler ! »
Certes, après le séisme de magnitude 9,2 survenu au grand large des côtes japonaises et le tsunami gigantesque qui s’en est suivi, on comprend que la catastrophe de FUKUSHIMA justifie que partout dans le monde le citoyen soit sensibilisé en toute transparence sur les risques potentiels d’une exploitation mal contrôlée de l’industrie nucléaire et soit amené à réfléchir à la manière dont il envisage son avenir et celui de notre planète dans tous les domaines qui concernent la survie des espèces humaines…
Notre société est ouverte à toutes les formes d’expressions, et c’est une excellente chose de disposer de la liberté de parole et de pensée, en dehors des jougs totalitaires de jadis qui n’avaient pour seul but : l’esclavage de l’homme…
Alors, moi aussi je m’interroge :
Sensible aux nombreux messages écologistes, converti avec sagesse aux vertus du « développement durable » je m’étais progressivement fait à l’idée que la survie de l’homme était intimement liée à notre capacité de réfréner raisonnablement nos envies pour consommer utilement mieux et moins tout en préservant l’humanité des ressources naturelles de toutes natures dont les réserves sont forcément limitées et qui ont tendance à s’épuiser à une allure exponentielle…
Et, naïvement je le confesse, je plaçais l’avion au cœur du modèle économique et sociologique à combattre pour la simple raison qu’il présentait à ma réflexion toutes les caractéristiques majeures du gâchis écologique au bénéfice du plus petit nombre de nantis bénéficiaires de cette technologie vectrice d’un nombre incalculable de nos maux :
En effet l’avion est énergivore à l’excès, polluant et par les millions de tonnes de co2 qu’il dégage annuellement dans l’atmosphère sa contribution à l’effet de serre est tout aussi néfaste qu’un grand nombre d’activités industrielles qui génèrent, elles en contre partie, plusieurs milliers d’emplois nécessaires à générer du pouvoir d’achat, donc de la vie.
La banalité croissante des déplacements aériens a aussi pour effet d’engorger les aéroports les plus récents, imposant sans cesse de rechercher ailleurs, au détriment des surfaces agricoles qui se raréfient, de nouveaux sites plus grands encore pour accueillir d’autres installations plus gigantesques encore et que, cruel dilemme, plus personne ne veut à proximité de chez lui…
Il est vrai aussi que l’avion est un facteur géosociétal exceptionnel car il raccourcit les distances grâce à des déplacements en des temps records, dans des conditions de luxe et de confort incomparables avec les autres modes de transport. Pour quiconque peut dépenser sans compter il n’est pas impossible de faire un aller-retour Paris-New-York dans la journée pour jouir simplement du privilège de prendre le thé avec quelques amis aux States !
Bien sûr l’avion a aussi ses détracteurs qui vous objecteront que l’importation du frelon asiatique, grand tueur d’abeilles en France et en Europe où les ruchers ont fondu de moitié ces cinq dernières années, n’aurait jamais été possible sans le recours à l’avion, « cheval de Troie »de tous les fléaux des temps modernes. D’autres vous citeront l’importation des moustiques vecteurs du « chicungounia », ou encore ces contagions à la « grippe asiatique » ou à la « peste porcine » qui seraient provoqués par le brassage dans les aéroports de populations en transit, contaminées et infestées de divers virus.
D’autres encore, à l’esprit chagrin, accuseront l’avion d’être le fossoyeur de nos emplois de produits manufacturés délocalisés dans les pays asiatiques où les coûts de production sont minimes grâce à une main d’œuvre « bon marché » dans un contexte social digne du « moyen âge » permettant l’exploitation des enfants et l’octroi d’un salaire de misère à leurs parents…
Et je m’étais presque résolu à soutenir la campagne de GREENPEACE quand un soupçon de clairvoyance à traversé mon esprit : si la Centrale de Cattenom est dangereuse à cause des risques de terrorisme qui seraient sous-évalués ou bien en raison de l’inefficacité des mesures prises par les autorités pour éviter le renouvellement d’attentats similaires à ceux du « 11 septembre », alors… ne devrait-on pas aussi prescrire l’abattage de toutes les tours tenant lieu d’habitations ou lieux de travail…, de tous les monuments de la planète, de la Tour Eiffel aux grattes-ciel du monde entier, etc. de crainte qu’un avion, par sa chute, accidentelle ou provoquée, provoque une nouvelle catastrophe planétaire ?
C’est, vous en conviendrez, économiquement et rationnellement impossible à réaliser.
Alors, le plus simple et le plus rationnel si le danger est réellement avéré, n’est-il pas tout simplement de… supprimer irrémédiablement l’AVION de nos vies.
C’est bien plus simple, bien moins couteux, énormément moins pénalisant pour le petit nombre d’usagers aériens et surtout… c’est tout bon pour notre PLANETE !
Et, en prime, n’en déplaise aux partisan du lobby anti-nucléaire, notre belle Centrale de Cattenom, quant à elle bien statique au milieu des champs de blé, serait ainsi durablement préservée pour continuer à produire de l’énergie électrique à satiété pour le plus grand bien de l’homme et de ses besoins de confort modernes !
Morale de l’histoire : cette initiative de GREENPEACE est condamnable car elle consiste à utiliser des arguments fallacieux pour affoler des populations, à FAIRE PEUR, à semer la PANIQUE dans les foules dans le seul but de servir les intérêts de certains lobbies « anti-nucléaires » et de la cause qu’ils cherchent à promouvoir, quitte à manipuler la réflexion des citoyens ! Ce type de procédé « politiquement incorrect » est tout simplement révoltant !





