‘Blog’

Communication ou propagande à Metz ?

Samedi, janvier 7th, 2012

Depuis quelques mois, les opérations ‘com’ de la municipalité à grand frais vont bon train: un sondage commandé par Dominique Gros pour 15.000 euros, le « 200 pages » à la gloire du Maire et de ses adjoints distribué dans tous les foyers messins et au delà pour plus de 150.000 euros,  des conférences de presse multiples vantant les succès et les mérites des élus de sa majorité…. La propagande savamment orchestrée par le Maire de Metz et son entourage depuis l’avertissement donné par les messins lors des dernières élections cantonales a de quoi inquiéter les citoyens que nous sommes. Au fil des mois, tout est mis en place par Dominique Gros et son équipe pour « verrouiller » la communication et ne plus laisser aucun espace à son opposition: refus de transmettre des documents administratifs demandés légitimement par les élus de l’opposition (comment voter une décision sans en connaître le détail?), changements d’horaires intempestifs pour les commissions municipales et le conseil municipal, limitation abusive du temps de parole de l’opposition….

Dominique Gros s’est fait élire il y a 4 ans sur l’image d’un Maire démocrate, ouvert, consensuel, à l’écoute de ses concitoyens, et sans ego excessif…. Le soir de son election, il clame sur un escabeau devenu célébre que la démocratie entrait à la Mairie. Les méthodes aujourd’hui employées sont pourtant bien éloignées de ce tableau idyllique et relèvent d’un autre temps….et pas des meilleurs…. l’escabeau lui est retourné dans son placard. 

Nathalie Colin- Oesterlé & Emmanuel Lebeau

Un plan climat : Et si on en parlait vraiment

Samedi, décembre 17th, 2011

Monsieur le Maire, chers collègues,

Je suis ravie de constater, que vous qui passez votre temps à critiquer le gouvernement, adhériez à 100% à la loi Grenelle mise en place par Monsieur Sarkozy.

Comme quoi ce gouvernement sait prendre de bonnes décisions.

Monsieur Darbois, avec toute l’estime que j’ai pour vous, je ne peux pas, comme je l’ai lu dans la presse, vous laisser dire que ce plan climat est votre plan climat. C’est le plan climat du gouvernement que les collectivités locales et notamment les communes de plus de 50 000 habitants sont tenues de mettre en place, ainsi que le bilan carbone avant fin 2012.

Donc ce que vous nous présentez ce soir, c’est un ensemble d’actions qui ne sont qu’une déclinaison des 20 mesures prioritaires du Grenelle, qui n’ont qu’un objectif : diminuer les GES et lutter contre le changement climatique.

Je suis certaine d’ailleurs que quelque soit notre couleur politique (rose, vert, bleu ou rouge) nous sommes tous d’accord aujourd’hui sur la nécessité de diminuer le GES ;

J’ai lu aussi dans la presse que vous souhaitiez un débat ??

Naturellement l’ensemble des actions que vous présentez ce soir vont globalement dans le bon sens à trois exceptions près où vous auriez du faire beaucoup mieux.

Les transports:

J’aimerai bien savoir sur quels chiffres vous vous basez pour prétendre que le Mettis à lui seul représente les ¾ soit 75% de la réduction des GES dans ce secteur.

Sachant que 40 % des GES proviennent des poids lourds et des véhicules utilitaires, style fourgonnette, et pour lesquels METTIS ne changera rien.

Sur les 60 % restant, la plus grosse partie des GES ne provient pas du trafic intra ville ou inter quartier, mais du trafic autoroutier qui traverse la ville et auquel Mettis n’apportera pas de solution. Nous sommes donc loin des 75% de réduction de GES annoncés d’autant plus, et je me permets de vous le rappeler, Mettis c’est 85 % de diesel.

C’est un choix pour le moins peu judicieux que vous avez fait car naturellement, ce n’est pas le moins polluant. Ce qui est d’autant plus surprenant c’est que vous avez 

été pendant des années un fervent défenseur du tramway et du « train-tram », puis des « busway » au gaz naturel pour finalement arrêter votre choix une fois élu, sur du pétrole. C’est un mauvais choix, mais je ne pensais pas que vous-même vous nous en feriez la démonstration.

Lors du dernier conseil municipal, Monsieur le Maire, vous nous avez dit que toute la ligne du Mettis était équipée de « tous les dispositifs pour en faire une ligne entièrement électrique quand toute la génération des bus hybrides aura été utilisée »

Pensez-vous que les messins aient les moyens de changer de flotte de bus tous les 10 ou 15 ans ?!

Pensez-vous que c’est raisonnable, quand nous parlons de diminution de GES, de vouloir faire construire des nouveaux bus toutes les décennies, parce que ces bus éclectiques ont une durée de vie de 10 ans avec un coût complémentaire de 50 M€ ?

Alors si vous vouliez vraiment de l’électricité, il existe un bon vieux système, auquel vous faites d’ailleurs vous-même souvent référence lorsque vous nous parlez de Bordeaux, de Grenoble, ou encore de Strasbourg, c’est le tramway :

Pas d’émissions de CO2, pas de nuisance sonore et une durée de vie de 50 ans ou plus.

Enfin sur les énergies renouvelables :

Vous annoncez 14% de réduction de GES avec l a mise en place de la nouvelle centrale de biomasse forestière.

Ce qui me gène beaucoup dans ce genre de calcul, c’est qu’ils sont faussés dès le départ. L’UEM considérant que la biomasse est une énergie neutre, elle a tout simplement considéré que la combustion de la biomasse c’était zéro tonne de CO2.C’est faux !, la combustion de bois dégage non seulement du CO2 mais aussi d’autre GES tels que le méthane et l’oxyde d’azote.



Je vous invite d’ailleurs à lire le dernier rapport de Greenpeace intitulé « Biomasse, bio mascarade » qui en dit long sur ce point.

L’énergie parfaite n’existe pas, l’énergie neutre non plus.

Est-ce une fatalité que de recommencer chaque fois les mêmes erreurs ?

Je vous rappellerai simplement les biocarburants qui devaient résoudre la dépendance au pétrole, le dérèglement climatique, et qui au final ont provoqué la déforestation et la hausse des prix alimentaires.

C’était pourtant une bonne idée au départ mais mal exploitée ou plutôt surexploitée. Nous reproduisons exactement la même erreur avec la biomasse forestière.

La lutte contre la précarité énergétique :

Alors que le gouvernement, qui a initié l’opération « habiter mieux » débloque 500 M€ et que l’Anah en débloque 750 M€, la ville de Metz dans le cadre de son « bouclier social », va généreusement débloquer la somme de 40 000 € :

  • 20 000€ pour lutter contre la précarité énergétique (sur un an seulement) et
  • 20 000€ pour permettre à Monsieur JEAN de mettre ses amis à l’abri dans une loge les soirs de match et leur éviter ainsi toute déperdition de chaleur.
  • Pendant que certains regarderons le match au chaud avec assurément petits fours et boissons à la clef et qui retourneront chez eux dans leurs grosses cylindrées bien polluantes, d’autres continueront à se geler dans leurs petits appartements avec à la clef une grosse facture de chauffage.

Nous l’aurons bien compris ce point fait partie d’une des grandes orientations stratégiques de l’agenda 21 à savoir l’exemplarité de la collectivité.

Ceci est tout simplement scandaleux, force est de constater que nos priorités ne sont pas le mêmes. Mettez vos actes en conformité avec vos déclarations.

Retirez votre proposition de subvention de 20 000 € à MMD et ajoutez-les au maigre budget de la lutte contre la précarité énergétique.

C’est vrai que les socialistes osent tout, c’est même à cela qu’on les reconnaît.

Je vous remercie.

Raymond Mondon, «le Donjon de Metz»

Samedi, novembre 26th, 2011

L’INSTITUT RAYMOND MONDON

a le plaisir de vous inviter au colloque

Raymond Mondon, «le Donjon de Metz»

Le samedi 03 décembre 2011 de 9h à 17h

à l’Institut Régional d’Administration,

15 avenue de Lyon à Metz-Bellecroix

8h15 – 8h50

Accueil café

9h

Anne STÉMART, Présidente de l’Institut Raymond Mondon

9h10

Alphonse SCHNEIDER, Président de Renaissance du Vieux Metz etdes Pays Lorrains

9h25

M. Dominique GROS, Maire de Metz

M. Patrick WEITEN

 

M. Jean-Pierre MASSERET

 

10h

Laurent COMMAILLE, historien, Maître de conférences à l’Université Paul Verlainede Metz.

L’histoire politique, économique et sociale des années 1950 à 1970.

10h30

Jean CHARBONNEL, ancien Ministre

Raymond Mondon, gaulliste de coeur et ministre de la nouvelle société sous

la Vème République

 

 

11h00

 

Gaëtan AVANZATO, historien, biographe de Raymond Mondon

«Le syndrome Mondon» de Pierre Messmer à Jean-Marie Rausch :

La légende d’un maire de Metz, passeur de Robert Schuman entre mendésisme et

gaullisme de Frontière.

11h30 Questions

12h

Présentation des livres et dédicaces des auteurs

Gaétan Avanzato

 

Jean Charbonnel

 

14h15

René BASTIEN, historien, vice-Président de Renaissance du Vieux Metz et desPays Lorrains.

Sociologie de la ville à la Libération

14h45

Dominique CLAUDIUS-PETIT, Physicien, éditeur de presse, Président del’association des Amis de Le Corbusier.

Un urbanisme pour reconstruire la France

15h30

Jacques TRORIAL, ancien Ministre, co-Président de «Ports de France»

Raymond Mondon, le lorrain et l’européen face aux grands choix d’infrastructures

de transports

15h30

Philippe TARILLON, Maire de Florange, Président de la CA du Val de Fensch

Le projet de Port Moselle

16h00 Questions

16h30

Conclusions par Gérard LONGUET, Ministre de la Défense et des AnciensCombattants.

Le développement économique de la Lorraine

17h

Clôture et réception

Colloque 

Informations : 06 29 45 03 59 / contact@raymond-mondon.fr

06 08 63 21 32 / rvmetz@wanadoo.fr

Et si on en parlait autour d’un vin chaud ?

Samedi, novembre 26th, 2011
 
Comme chaque année avant noël depuis plus de 6 ans, Emmanuel Lebeau, Président de Metz2014.com et conseiller Municipal, et des membres de l’équipe de Metz2014.com donnent rendez-vous aux messins et amoureux de Metz ce Dimanche 27 novembre  à partir de 17 heures 30  place St Louis (coté Caisse d’épargne) pour partager un moment de convivialité et discuter ensemble de l’évolution de la ville de Metz et de Metz Métropole autour d’un vin chaud .  

Le cumul c’est nul

Dimanche, novembre 6th, 2011

Manifestement, à l’aube des prochaines élections législatives, les candidatures de tous bords pleuvent!

Des candidats  assoiffés de pouvoir, en quête permanente d’un mandat supplémentaire qui augmenterait sensiblement leurs émoluments ou qui permettrait à certains d’abandonner un métier qui ne leur offre pas autant de privilèges.

Bref, rien ne vaut un fauteuil de député, synonyme d’argent et de reconnaissance nationale.

 Mais comment, dans une journée qui n’a que 24 heures, bien gérer une mairie, une agglomération, un département, une région, et demain peut-être, une circonscription?

Comment peut-on prétendre s’investir, être à l’écoute de ses concitoyens lorsque l’on cumule deux ou trois mandats, sans parler des jetons de présence dans différents conseils d’administration d’organismes méconnus du public, qui pourtant  ne regardent pas à la dépense.

Et que dire de ces jeunes élus, qui n’ont encore rien prouvé, qui après trente mois d’un premier mandat en briguent  déjà un deuxième!

Ces derniers sont déjà sur les traces des vieux barons locaux, ces barons fort justement décriés, qu’ils montraient du doigt, que l’on présentait à juste titre comme des cumulards invétérés et sans scrupule, et qui disait-on, ne permettaient pas l’émergence de jeunes élus motivés, talentueux et disposés à se consacrer pleinement qu’à une seule et unique collectivité.

Et que l’on ne nous dise surtout pas qu’il faut impérativement être à Paris pour nouer des liens, se rapprocher du pouvoir pour valoriser son territoire. Cet argument est infondé, redondant, et n’arrange que celles et ceux qui cumulent différents mandats sans état d’âme.

Il y’a suffisamment d’hommes et de femmes responsables dans ce pays, compétents, et désireux de défendre l’intérêt d’un territoire pour ne pas tomber dans un cumul grossier qui ne flatte que l’égo et le porte monnaie de tous ces élus, hommes ou femmes, jeunes ou plus âgés, de gauche ou de droite.

On parle ces dernières années de crise économique, écologique, nous traversons aussi une dramatique crise politique.

Je tenais à vous faire part de ma stupéfaction, parce que celles et ceux qui me connaissent savent que le destin de la ville de Metz demeure mon unique priorité et que dans un contexte difficile, elle mérite et nécessite une présence, un travail, une action, une attention, et une écoute de tous les jours.

Il y’a quelques années j’ai pris l’engagement de ne jamais prendre part à  des élections nationales, je ne serai jamais l’allié de celles et ceux qui pensent que cumuler c’est exister.

Emmanuel LEBEAU