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Supression de la Taxe Mettis : Soulagement et prudence

Mardi, mai 15th, 2012

C’est avec soulagement et sens du devoir accompli que je me félicite que le conseil de communauté ait voté majoritairement contre la taxe Mettis. Depuis jeudi, nous avons mobilisé un nombre important de Messines et de Messins et d’acteurs socio-économiques contre cette taxe injuste et inique. Comme pour le combat contre l’armée mexicaine des vice-présidents de Metz Métropole, nous avons réussi à convaincre une majorité de conseillers communautaires de voter contre ce projet.

Si nous nous réjouissons de cette décision, il est certain que ce projet de taxe Mettis n’est que la conséquence d’une cause nettement plus profonde : la folie dépensière du Maire de Metz pour son projet Mettis. En effet, le souhait de créer un nouvel impôt n’a pour raison que de faire face aux dépenses trop importantes de Metz Métropole et du poids de sa dette (plus de 150 millions d’euros en 2014 au lieu de 15 millions d’euros en 2008). Alors si aujourd’hui nous avons évité le pire : un nouvel impôt, il n’est malheureusement pas certain que demain nous réussissions à éviter une augmentation des impôts locaux de Metz Métropole. En effet, la dérive financière actuelle de Metz Métropole va conduire l’agglomération à accroitre les impôts existants. Pour éviter cette hausse, il est indispensable que le Maire de Metz réduise immédiatement  la voilure de son projet  Mettis en stoppant dès à présent son projet d’éventration de la place du Général de Gaulle évitant ainsi un surcoût de 3,5 millions d’euros.

Les mauvais coûts et coups du Mettis :

Samedi, mai 12th, 2012

 Les mauvais couts :

Depuis le début de ce projet, nous avons évoqué la folie dépensière de ce projet qui fait rouler simplement  des bus en site propre. Pour mémoire, le projet initial en 2008 était évalué à 146,3 millions d’euros. Après étude, le coût du Mettis a flambé pour atteindre 198,8 millions d’euros. Aujourd’hui, dans la phase de réalisation du projet, la nouvelle estimation du coût du Mettis est de 220 millions d’euros HT. Ce dépassement désastreux pour les finances publiques  est dû à la légèreté des études préliminaires, à la précipitions du lancement des travaux, au manque de coordination des travaux et au surcoût sur certains sites emblématiques (Moyen Pont et Place de la Gare) non prévus initialement.

Les mauvais coups :

Le Maire de Metz, premier vice Président de Metz Métropole, avait promis, juré, et essayé de faire croire aux Messins, effrayés déjà par le coût vertigineux de départ de ce projet, que le coût du Mettis serait financé uniquement par les entreprises via la taxe transport de 1,8 % de la masse salariale. J’avais affirmé que ce serait absolument faux. La première preuve a été la mise en place de la taxe sur les ménages en 2009 (Taxe Habitation et Taxe Foncière)et le doublement de son taux en 2010. Aujourd’hui, pour financer ce gouffre financier, Metz Métropole invente une nouvelle taxe Mettis :  une taxation de 15 % (après abattement) des plus-values immobilières. C’est un très mauvais coup porté aux Messins. Au-delà, du mensonge du Maire de Metz qu’elle met en exergue, cette nouvelle taxe ne permettra en rien de faire face à l’importance des dépassements budgétaires du Mettis, au besoin de financement du poids de la dette ( plus de 150 millions d’euros en 2014 au lieu de 15 millions d’euros en 2008) et également aux dérives à venir du coût de fonctionnement du Mettis.

Foire de Mai : loin des yeux… loin du cœur

Samedi, mai 5th, 2012

Avec  la fin des aménagements de la place de la République, nous pensions que l’engagement du Maire de Metz de remettre la foire de Mai en cœur de ville aller pouvoir se réaliser. Que nous allions pouvoir à nouveau humer les parfums de barbes à papa et de pommes d’amour en centre ville et réentendre les rires d’enfants joyeux. Hélas, une nouvelle fois,  une promesse de Dominique Gros n’a pas été tenue.

Exit le projet de champ de foire sur la place de la République et sur l’esplanade comme il l’avait promis ! Alors qu’un des buts du réaménagement de la place de la République, qui a couté plus de 23 millions d’euros, était d’accueillir cette foire attractive.

La foire de Mai reste reléguée à notre porte et n’est toujours pas au cœur de notre ville. Les 300.000 visiteurs n’iront pas irriguer le centre ville et le dynamiser et pourront toujours  déambuler sur le parking de Metz Expo dans un cadre sans âme et à l’accès actuellement difficile. On est très loin de la très populaire Schueberfouer de Luxembourg ou de la foire attractive de Nancy. Comme pour toutes les manifestations populaires traditionnelles messines, le Maire de Metz fait le strict minimum et ne se mobilise entièrement que pour ses deux seules manifestations (la Nuit Blanche et Metz Plage).

Pour une consultation Municipale concernant la Place du Général de Gaulle

Vendredi, avril 20th, 2012

Comme tous les Messins, nous sommes absolument stupéfaits que la municipalité veuille passer en force pour casser le parvis de la gare afin d’y faire passer le futur Mettis. Les travaux pour l’aménagement de cette place ont coûté très cher et maintenant, on va encore dépenser l’argent des contribuables pour détruire. Comme nous l’avons souligné, cette destruction sera une atteinte grave à l’esthétique générale et à la cohérence architecturale de cette place. Tout cela pour qui pour quoi ?

Alors que les messins ont dit leur opposition à ce projet en signant une pétition avec plus de 9.000 signatures, dans les urnes en mettant le maire sortant derrière le candidat du FN au premier tour des élections cantonales, Voilà que la municipalité persiste à vouloir démolir et éventrer la place du Général de Gaulle au seul prétexte que le tracé initial du Mettis ne lui convient pas. Quelle denie de démocratie et surtout, quelle désinvolture à l’égard des messins qui ont fait confiance au Maire de Metz. Casser la place de la gare revient à jeter par la fenêtre une grosse partie des 25 M€ dépensés en 1995 pour aménager cet espace. Ce à quoi s’ajoutera le coût des nouveaux travaux de réaménagement (3,5 M€).

En pleine crise de l’endettement et de la dette publique, la ville de Metz et Metz Métropole osent accroître le coût du chantier pharaonique du Mettis. Le coût d’investissement est une menace réelle sur les finances de Metz Metropole et donc sur tous les contribuables.

En conséquence, nous demandons avant de débuter ce chantier que le Maire de Metz organise une consultation citoyenne sur le projet concernant le projet de destruction de la place de Gaulle. Compte tenu de l’importance des enjeux financiers, nous redemandons solennellement que les Messins puissent trancher. C’est-à-dire que conformément à la loi, la municipalité organise un référendum municipal en bonne et due forme.

Un nouveau dérapage

Samedi, mars 31st, 2012

Le nouveau dérapage d’un adjoint au Maire de Metz à mon encontre démontre le manque cruel d’envergure de l’équipe municipale actuelle et son manque de recul. J’avais été déjà victime d’une sortie plus que maladroite et injurieuse par monsieur Jean lors de mon combat pour supprimer l’Armée Mexicaine de Metz Métropole avec ses 48 vice-présidents. Aujourd’hui, c’est Monsieur Lekadir qui m’injurie en me reprochant d’avoir posé les bonnes questions sur l’opportunité et le coût réel du Grand Stade à Metz ayant  conduit à la prise de conscience et à la prise de  position du Maire de Metz. Il est vrai que Monsieur Lekadir, comme messieurs Jean et Lioger,  s’était déclaré absolument pour la réalisation du Grand Stade quel qu’en soit  le coût pour la ville et son impact sur ses finances publiques.

Les propos de Monsieur Lekadir pour le moins déplacés ne peuvent pas réconcilier les messines et les messins avec l’action publique et leurs élus. Ils contribuent au rejet de la classe politique et à renforcer l’absentéisme, lequel a déjà atteint un niveau record à Metz. Il est pour le moins surprenant que le Maire de Metz n’intervienne pas pour rappeler à l’ordre ses adjoints et demander une conduite exemplaire aux représentants de la ville et des messins. En effet, il avait pourtant fait du combat de l’abstentionnisme et du respect de l’opposition un des enjeux de son mandat. Encore une fois, Dominique Gros a du oublier ses engagements et ses promesses. C’est bien dommage pour la ville et les Messins.