‘Actualité’

La demonstration de l’impasse du financement du Mettis

Samedi, novembre 26th, 2011

La Communauté de Metz-Métropole chiffre à 198,8 millions d’euros (hors taxe et hors mobilier urbain) du Mettis. Soit 50 millions de plus que les prévisions initiales (2008) lors de l’enquête d’utilité publique. Pour financer cet investissement, l’agglomération devrait recevoir 72 millions d’euros de subventions escomptées et 20 millions d’euros d’autofinancement avec l’hypothétique vente du dépôt des TCRM de l’avenue de Blida à Metz. Il resterait, dès lors, à financer 106 millions d’euros. Pour ce faire, Metz Métropole envisage de souscrire  deux emprunts bancaires de 53 millions d’euros chacun sur une durée de 25 ans, dont un auprès de la CDC, sans en connaître les modalités et les conditions de ces deux emprunts, puisque Dominique Gros a refusé hier au conseil municipal de Metz de communiquer l’information au plus grand mépris de la transparence sur les finances publiques. On peut, toutefois, estimer que le remboursement annuel des deux emprunts (amortissement constant) devrait être de 4,24 millions d’euros (hors paiement des intérêts).
 
Pour mémoire, le budget annexe transport 2011 de Metz Métropole fait apparaitre une capacité d’autofinancement, qui est la différence entre les recettes de fonctionnement (versement transport) et les charges de fonctionnement (subvention d’équilibre au TCRM) de 7 millions d’euros. En raisonnant toute chose égale par ailleurs, avec le recours à l’emprunt pour les 106 millions d’euros, cet autofinancement devrait diminuer du montant des intérêts à payer sur l’emprunt, c’est-à-dire au moins 5 millions d’euros d’intérêts par an à payer. Ainsi, dans les années à venir, l’autofinancement du budget annexe Transport devrait être ramené à 2 millions d’euros par an. Ce montant d’autofinancement doit permettre de rembourser la dette du Mettis. Ce montant d’autofinancement, estimé de 2 millions d’euros, serait donc très nettement insuffisant pour rembourser l’échéance annuelle des deux emprunts de 4,24 millions d’euros par an.
C’est pourquoi, Metz Métropole va se retrouver dans une impasse financière dans les années à venir et sera contrainte une fois de plus d’augmenter fortement les impôts locaux pour permettre le remboursement de l’emprunt du Mettis.
CQFD.

Les finances publiques de Metz Métropole : Attention danger !

Jeudi, novembre 17th, 2011

Sans revenir une fois de plus sur l’inexactitude des chiffres communiqués et du manque éhonté de transparence sur les coûts et surcoûts des travaux du Mettis, ce qui est le plus choquant ce sont les méthodes de gestion de Dominique Gros qui sont loin du bon père de famille.

Comme il le dit si bien et le fait si mal, un ménage messin avant de construire une maison signe un emprunt pour assurer le financement  des coûts de la construction. Or, dans le cas de Metz Métropole, Dominique Gros a lancé 90 % des commandes du Mettis sans avoir obtenu l’accord d’établissements bancaires pour prêter à l’agglomération messine les plus de 100 millions d’euros nécessaires à au financement des travaux du Mettis (cf le document du Débat d’orientation budgétaire de Metz Métropole page 35). Aujourd’hui, Dominique Gros est incapable de dire aux Messins, le coût des intérêts de la dette de cet emprunt. Ainsi, personne ne peut dire si les finances de Metz Métropole pourront supporter les intérêts de cette nouvelle dette. En trois ans de 2009 à 2012, le poids de la dette de la communauté d’agglomération aura été multiplié par 10 sur les ménages (de 13 millions à 140 millions d’euros).

Dans une période qui nécessite de la rigueur au niveau des finances publiques, c’est une fuite en avant très dangereuse dans un environnement économique fortement dégradé.

Cette attitude est dangereuse et irresponsable de la part d’un élu qui joue avec les deniers des contribuables pour son égo et son souhait de marquer Metz de son empreinte.

Face à la gravité de la situation, J’appelle l’ensemble des élus de Metz Métropole à porter un seul et même message : la raison et le bon sens au niveau des investissements pour l’équilibre à court des finances publiques de Metz Métropole. Si aucune action correctrice est entreprise, Metz Métropole sera dans une impasse financière complète avec une dette trop importante pour elle à l’horizon 2013-2014.

Débat d’orientation budgétaire de Metz: Pour une gestion plus rigoureuse

Vendredi, octobre 28th, 2011

Avant d’entrer dans le fonds du dossier du DOB, je tiens à vous faire une remarque sur la forme. Lors des précédents débats d’orientation budgétaire, vous nous avez habitués à nous fournir un document nettement mieux élaboré certes partial, partiel et spartiate. Mais, aujourd’hui, on ne peut que regretter amèrement que ce document soit constitutif d’un verbiage laborieux pour aboutir à dire qu’après trois matraquages successifs des messins, vous laisserez la main cette année encore à Metz Métropole pour tondre la dernière laine du mouton messin. Or comme, vous le rappelez dans votre introduction ce document doit permettre d’informer les élus sur la situation économique et financière de la collectivité. Ici, il n’y a rien. Quasiment aucun chiffre ; où est la transparence. Comment peut t’on oser faire un DOB avec un pareil document aussi insipide et aussi vide quand il s’agit de parler d’avenir?

Pourtant, Monsieur le Maire, pour raconter le passer vous êtes beaucoup plus fort sans doute votre amour de l’histoire… 200 pages pour nous raconter vos bienfaits en 3 ans. Un vrai conte des mille et une nuits. Il manque seulement la pause de la première pierre de la cathédrale St Etienne. Oui, vous avez trouvé la force et le courage de réaliser 238 actions, soit une action réalisée tous les 4 jours depuis 3 ans. J’en suis encore tout ébloui.  Quand à vos priorités, c’est à dire  139 priorités, cela ressemble à la rose des vents de l’immobilisme. Il semble que vous ayez  oublié la principale des priorités : laisser la priorité à la droite…..s certitudes déconnectées du quotidien, et parfois – c’est plus grave – leurs manquements à la parole donnée’’.

Mais, le meilleur comme d’habitude vient de vous et de votre interview page 10. Je cite un extrait de votre livre bilan de mi-mandat, nous pouvons lire une de vos déclarations dont je cite un extrait figurant en colonne centrale :
Début de citation
‘’Parfois, il m’arrive de reprocher à ceux qui nous gouvernent leur aplomb, leur…s certitudes déconnectées du quotidien, et parfois – c’est plus grave – leurs manquements à la parole donnée’’.

N’est-ce pas un manquement à la parole donnée que d’augmenter sans cesse les impôts et de créer une multitude de taxes alors que lors de la campagne pré-électorale, vous aviez promis le contraire aux Messins et Messines ?

N’est-ce pas un manquement à la parole donnée que d’augmenter sans cesse les impôts et de créer une multitude de taxes alors que lors de la campagne pré-électorale, il avait promis le contraire aux Messins et Messines ?
Par ailleurs, j’aime bien la page de couverture :Il semble avoir oublié la principale des priorités : laisser la priorité à la droite…..

Je viens maintenant sur le fonds de votre document c’est-à-dire les deux dernières pages. Que constate-t-on à la lecture des chiffres que vous nous communiquez :

  • Premièrement sur le fonctionnement, l’effet de ciseaux n’existe que depuis votre mandature. En effet, de 2006 à 2008, les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 6 millions d’euros et les recettes de 9 millions. Où est l’effet de ciseaux, merci de nous le montrer. Par contre de 2008 à 2011, les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 20 millions d’euros alors que les recettes fiscales ont, elle, augmenté de 10 millions d’euros financé avec votre double et injuste augmentation des impôts. Vous avez donc créé l’effet de ciseaux à Metz et pendant trois ans vous avez augmenté les dépenses de fonctionnement de manière inconsidérée en faisant couler à flot l’argent du contribuable. Ce n’est vraiment pas normal, c’est une faute politique majeure. Nous avons tellement mis en évidence votre naufrage et votre mauvaise gestion que vous nous proposez un gel de dépenses de fonctionnement (sans tenir compte de l’inflation) qui est sans commune mesure avec plus de 15 % de hausse de dépenses de fonctionnement subie les deux dernières années. Allez au bout de notre constat et rendez l’argent du contribuable indûment pris. Au-delà de la dérive budgétaire complète, celle-ci aboutit pourtant  à deux défaillances importantes dans les compétences majeures de la ville que sont la tranquillité et la propreté. On a beau avoir dépensé plus de 15 % en fonctionnement en trois ans, la ville est plus sale et elle est moins tranquille. Quel constat d’échec à mi-mandat ! Certes, il y a le péri scolaire et les cantines scolaires mais vos deux bonnes actions ne peuvent pas cacher la misère de votre mandat. Ah oui, vous dépensez et dépensez pour divertir tels la nuit blanche et autres et amusez les messins qui finissent par se réveiller avec une gueule de bois dans une ville moins riche, moins attractive, moins belle, moins sure. On vous disiez l’exécuteur testamentaire de Rausch vous n’êtes que le fossoyeur de ces œuvres. Réveillez vous !
  • Deuxièmement, au niveau de l’investissement. On vous avait fait à priori confiance ! Mais au vu de ce qui se passe, la confiance est partie. De l’argent comme s’il en pleuvait, qui est investi dans des chantiers dont la justification n’est pas toujours évidente. Une ville sans dessus dessous. Une ville qui souffre, une ville que vous éventrez ! Des messins qui n’en peuvent plus de vos travaux! Même le président de la région, votre ami JP Masseret, vous demande gentiment de faire attention à la coordination des travaux. Certes tous vos travaux peuvent donner l’impression de l’action et que vous vous occupez de la ville. Il n’en n’est rien. C’est du bricolage, de la pagaille, c’est de la grande improvisation. Le summum, c’est la place du Général De Gaulle. Vous êtes prêts à sacrifier une des places les plus emblématiques de Metz et faire une croix sur les 25 millions d’euros d’aménagement existant fait il y a si peu pour assouvir votre rêve de Mettis. A la clé, ce n’est pas 700.000 euros de dépenses évoqué l’an dernier mais bien 3,5 millions d’euros de travaux qu’il va falloir faire. Votre politique d’aménagement conduit à sortir toute forme d’activité économique du centre ville pour qu’il gagne les zones. Bientôt, il n’y aura plus de d’avocats, de profession médicale et autres professionnels en centre ville. Il faut redonner le dynamisme de Metz Capitale régionale pour se faire travailler beaucoup plus encore avec nos voisins de la Grande Région. Il manque réellement une volonté de développer des liens forts et puissants entre les capitales de la Grande Région. En ce qui concerne les investissements dans les quartiers, rien n’est fait à Bellecroix, au Sablon, en nouvelle ville et même à Magny. Les quartiers oubliés ! Or, pour financer votre orgie de travaux, vous allez vider complètement les caisses de la ville ! C’est 20 millions d’euros qui vont être ponctionnés cette année dans la cassette de la ville. C’est dangereux d’investir au-delà de sa capacité. On finit toujours en faillite certains le savent ici!

Au vu de ce qui précède et de votre promesse de campagne consistant à  ne pas augmenter les impôts et que vous avez trahi par trois fois, je vous conseillerai de rendre notre ville plus attractive en baissant les impôts en diminuant les dépenses superflues, comme il s’en trouve tant dans le budget communication ou au sein de votre cabinet pléthorique et d’investir dans la propreté et la sécurité en remettant la brigade de nuit !

Réaménagement de la place de la Gare : une image Mensongère

Vendredi, octobre 21st, 2011

  Après avoir décidé de détruire le moyen Pont, de réduire le square de Bouffler, de réaliser un encorbellement rue de la Garde, voilà que le Maire persiste et signe dans son idée coûteuse de démolir et éventrer la place du Général de Gaulle pour faire passer son Mettis coûte que coûte. Faisant fi des 9.000 signatures de la pétition contre la destruction de la place de Gaulle. Quel mépris pour les Messins ! Au-delà de l’ineptie, ce qui est choquant c’est que le Maire et son équipe sont prêts à jeter les 25 millions d’euros qu’ont couté les rénovations de la place de la Gare, il y a si peu. Quand le projet de réaménagement de la place de la Gare avait été dévoilé, le Maire de Metz avait annoncé l’année dernière qu’il fallait prévoir 700.000 euros de travaux, j’avais affirmé alors qu’il faudrait prévoir plus de 3 millions d’euros de travaux. Encore une fois, la vérité des chiffres est avec moi. C’est au moins 3,5 millions d’euros pour détruire et aménager des voies de circulation  sur cette place. Dans cette période où l’Etat et les citoyens n’ont plus d’argent, n’est ce pas de la pure provocation que ce projet de destruction de la place  De Gaulle ?

Quand à l’image présentée, elle est un magnifique trompe œil, ou il n’existe plus de Mettis, plus de voiture, plus de vélo que des piétons. Une véritable publicité mensongère ! En effet, cette place va devenir une véritable plateforme multimodale d’échanges entre le Mettis, les Bus, les Taxis, les voitures, les vélos. Mais l’image présentée donne une vision trompeuse d’un espace urbain apaisé offert uniquement aux piétons…

Pour mémoire, ce tracé du Mettis sur la place de Gaulle n’est absolument pas prévu dans le cadre de la déclaration utilité publique, ainsi je demande au Maire de Metz, Premier Vice-Président de Metz Métropole, de s’expliquer sur la légalité des travaux à réaliser, de stopper la dépense démesurée de l’argent public pour ce projet de Mettis et de réduire la voilure. Les transports en commun doivent s’adapter à la ville et non le contraire. Avec ces travaux d’aménagement pour ce transport en commun, le quartier Gare n’aura quasiment plus de places de stationnement en voirie et n’aura, de facto, quasiment plus aucune activité commerciale. Ce n’est pas l’agrandissement de quelques terrasses qui changera l’issue fatale de ce projet.

Face au risque majeur pour les finances de Metz Métropole et au risque de détruire un nouveau site emblématique de Metz, je vais combattre ce projet jusqu’au bout et j’invite l’ensemble des habitants de Metz à réagir et à protester contre ce projet en envoyant un courriel au Maire.

Un Bilan de mi-mandat : La méthode Coué

Samedi, octobre 15th, 2011

Alors même qu’il supprime l’établissement des procès-verbaux des conseils municipaux pour diminuer l’utilisation de papier, le maire de Metz vient d’éditer un bilan de mi-mandat de 200 pages, tiré à 80.000 exemplaires et qui sera diffusé dans toutes les boites aux lettres, sans se soucier d’une quelconque démarche éco-responsable. Cette pratique d’un autre âge et d’une autre époque a un coût. Le coût complet réel de ces 16 millions de pages imprimées s’élève à plus de 160.000 euros à la charge du contribuable messin. 

 Est-ce utile ? Absolument pas ! En pleine crise des finances publiques et à l’heure de la dématérialisation et du numérique, les Messins ne pourront que juger cette dépense somptuaire et inutile et en complète opposition avec l’écologie urbaine développée à Metz depuis 40 ans. Combien a-t-il fallu abattre d’arbres pour que chaque foyer messin puisse être destinataire de cette littérature qui, dans de nombreuses familles, prendra la direction de la poubelle sans même avoir été lue ?

Est-ce nécessaire ? Pas davantage.  Il ne sert à rien d’essayer de justifier, au travers de 200 pages, les plus de 10 millions d’euros supplémentaires en impôts locaux et taxes  pris depuis 2008 dans la poche des contribuables messins ainsi que la dérive des dépenses de fonctionnement qui ont augmenté de 12 millions d’euros. Ces deux chiffres marquent au fer rouge la demi-mandature de Dominique Gros qui avait pourtant promis durant la campagne électorale de ne pas augmenter les impôts. Le bilan de mi-mandat peut être dressé : il s’agit d’un constat d’échec avec, à la clé, un rejet sans précédent de l’action municipale. Il est clair que les Messins aspirent à une autre politique avec une autre équipe.

Dominique à la mémoire qui flanche !

Quand Dominique Gros annonce que le budget annuel pour ‘’Metz-Magazine’’ est le même que celui de ‘’Vivre à Metz’’, du temps de  son  prédécesseur, il se trompe ! En effet, selon la décision municipale du conseil municipal du 29 octobre 2009 (rapport 25), le coût d’impression de Metz Magazine a augmenté de 30 %, ce qui porte le coût sur 3 ans à 1 074 000 €….

Dominique Gros et les chiffres ne font pas bon ménage !