La Communauté de Metz-Métropole chiffre à 198,8 millions d’euros (hors taxe et hors mobilier urbain) du Mettis. Soit 50 millions de plus que les prévisions initiales (2008) lors de l’enquête d’utilité publique. Pour financer cet investissement, l’agglomération devrait recevoir 72 millions d’euros de subventions escomptées et 20 millions d’euros d’autofinancement avec l’hypothétique vente du dépôt des TCRM de l’avenue de Blida à Metz. Il resterait, dès lors, à financer 106 millions d’euros. Pour ce faire, Metz Métropole envisage de souscrire deux emprunts bancaires de 53 millions d’euros chacun sur une durée de 25 ans, dont un auprès de la CDC, sans en connaître les modalités et les conditions de ces deux emprunts, puisque Dominique Gros a refusé hier au conseil municipal de Metz de communiquer l’information au plus grand mépris de la transparence sur les finances publiques. On peut, toutefois, estimer que le remboursement annuel des deux emprunts (amortissement constant) devrait être de 4,24 millions d’euros (hors paiement des intérêts).
Pour mémoire, le budget annexe transport 2011 de Metz Métropole fait apparaitre une capacité d’autofinancement, qui est la différence entre les recettes de fonctionnement (versement transport) et les charges de fonctionnement (subvention d’équilibre au TCRM) de 7 millions d’euros. En raisonnant toute chose égale par ailleurs, avec le recours à l’emprunt pour les 106 millions d’euros, cet autofinancement devrait diminuer du montant des intérêts à payer sur l’emprunt, c’est-à-dire au moins 5 millions d’euros d’intérêts par an à payer. Ainsi, dans les années à venir, l’autofinancement du budget annexe Transport devrait être ramené à 2 millions d’euros par an. Ce montant d’autofinancement doit permettre de rembourser la dette du Mettis. Ce montant d’autofinancement, estimé de 2 millions d’euros, serait donc très nettement insuffisant pour rembourser l’échéance annuelle des deux emprunts de 4,24 millions d’euros par an.
C’est pourquoi, Metz Métropole va se retrouver dans une impasse financière dans les années à venir et sera contrainte une fois de plus d’augmenter fortement les impôts locaux pour permettre le remboursement de l’emprunt du Mettis.
CQFD.








