‘Actualité’

Ne donnons pas le Monopole à Kinepolis pour faire plaisir aux Promoteurs de Muse ! C’est les Messins qui payeront à la fin l’addition….

Samedi, janvier 30th, 2016

Qu’il est loin le temps ou Dominique Gros se battait contre le Maire de Metz, Jean-Marie Rausch, pour maintenir un cinéma commercial place Saint Jacques. A l’issu de ce débat, la ville de Metz décidait d’écouter les messins et ainsi d’acquérir les murs du Palace pour maintenir une offre cinématographique en centre-ville…. Au-delà de la trahison de ses combats antérieurs, d’une partie de ses valeurs et de l’autisme d’un maire autocrate, la décision de la municipalité de confier l’ensemble de la programmation cinématographique de l’agglomération au seul groupe Kinépolis est inique et un contre sens historique.
Ainsi, il est prévu : la fermeture du Caméo-Ariel, après le rachat des murs par la ville en 2010 ; la transformation du cinéma-Palace, place Saint Jacques, en cinéma « Art et Essai » et géré par Kinépolis ; l’ouverture de 2 multiplexes par Kinépolis, l’un de 8 salles près du centre commercial Muse, dans le quartier de l’Amphithéâtre, qui ouvrira en 2018, et l’autre de 6 salles au centre commercial Waves.
Ce choix de la municipalité, marqué par une absence de concertation et de transparence dans la gestion de ce dossier, a été conduit par le seul souhait de faciliter la réalisation du projet Muse qui ne sortait toujours pas de terre malgré un permis de construire délivré. En effet, pour faciliter la commercialisation de ce centre commercial, il fallait lui offrir une locomotive commerciale. Ainsi, avec un projet d’un complexe cinématographique de 8 salles, il a été possible de commercialiser plus facilement Muse et de lancer sa réalisation prochaine….
Or, cette décision va conduire à un monopole sur l’offre cinématographique sur toute l’agglomération messine avec les déviances que cela peut conduire sur la politique tarifaire et de programmation. Il est nécessaire d’offrir une place au cinéma indépendant garant d’une politique tarifaire plus attractive et d’une programmation plus éclectique. Confier la gestion de l’ensemble de l’offre cinématographique à un géant commercial a toutes les chances de voir le prix des places augmenter fortement. Bye-bye les places de cinéma commercial en plein cœur de ville à 7,20 euros (6 euros en tarif réduit). Bonjour le cinéma exclusivement à plus de 11,3 euros. Et oui, le Monopole à un prix !! Ce sont les trosp nombreux messins qui ne pourront plus gouter au plaisir de se rendre en famille au cinéma en centre-ville qui en seront les premières victimes de cette mauvaise comédie.
La fermeture du Caméo-Ariel et le transfert du cinéma commercial hors du centre-ville risquent également de déstabiliser un peu plus encore l’activité commerciale et de vider encore plus le centre-ville. C’est un très mauvais coup porté à l’attractivité du centre-ville.
Le cinéma n’est pas une marchandise, c’est un bien culturel qui doit être garanti à chacun.
Metz doit garder ses deux adresses au pied de la cathédrale. L’une grand public place Saint-Jacques grâce à l’intervention de la municipalité Rausch qui, suite à une forte campagne d’opinion, avait fini par racheter un immeuble destiné au textile. L’autre arts et essais rue du Palais dont la municipalité Gros a acquis l’immeuble en 2010. C’est un enjeu de culture et de société pour notre ville.
La présence de ces salles en ville est d’une importance culturelle essentielle, en grande partie grâce à leur programmation diversifiée, nous demandons ainsi à ce que la ville propriétaire actuelle des murs engage des travaux de remise en état et d’embellissement dans les deux cinémas ceci dans le but d’un maintien de leur activité et du développement de leur fréquentation et qu’elle abandonne le projet actuel avec Kinépolis.
Emmanuel Lebeau

Metz vend ses bijoux de famille pour faire face à son train de vie :

Dimanche, janvier 24th, 2016

Pour faire face à sa frénésie de dépenses dont l’inutile projet du Palais des Congrès, aujourd’hui la ville de Metz est obligée de brader son patrimoine même le plus prestigieux à l’image de l’immeuble entier sis 2/4 en Fournirue, immeuble d’angle donnant sur la cathédrale Saint Etienne et sur la célèbre place d’Armes, œuvre sublime de l’architecte Jacques François Blondel, pour un prix sans réelle concurrence de 450.000 euros. Ce n’est donc pas des biens immobiliers secondaires qui sont vendus mais également des biens d’exception. La ville vend bien une partie de ses bijoux de famille. Mais pour faire quoi ? Ce n’est absolument pas la volonté de bonne gestion qui pousse la municipalité à céder ses biens immobiliers mais les fins de mois difficiles. Il faut bien financer le projet inutile et trop onéreux du Palais des congrès dont les messins ne souhaitent absolument pas. En effet, les ventes de biens immobiliers devraient représenter plus de 10 millions d’euros durant ce mandat. Ces cessions de notre patrimoine immobilier vont diminuer inéluctablement la richesse de la ville et dans le même temps la dette de la ville devrait être multipliée par 10 en 7 ans pour passer d’environ 10 millions d’euros début 2013 à près de 100 millions d’euros fin 2019.

Dette de la ville de Metz : Attention danger !!

Samedi, janvier 23rd, 2016

Comme j’avais averti en 2009 pour l’agglomération de Metz Métropole concernant un recours trop important à la dette avec aujourd’hui les conséquences que l’on connait, je suis contraint de tirer à nouveau la sonnette d’alarme au niveau de l’évolution prévisible de l’encours de la dette de la ville de Metz. La ville de Metz qui a vécu pendant ses trente dernières années quasiment sans dette va connaître les affres de l’endettement sous le deuxième mandat de Dominique Gros. La cagnotte du produit de la vente des 15 % de l’UEM laissée par son prédécesseur est dilapidée en un mandat, le Maire de Metz doit avoir recours massivement à l’endettement pour financer en outre le Palais des congrès et l’Agora.
La dette est un poison lent qui fragilise de plus en plus nos collectivités et aboutit inévitablement à une hausse de la fiscalité. La dette d’aujourd’hui sera toujours une hausse d’impôt de demain… Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise dette. C’est le niveau de l’encours de la dette et son évolution qui caractérisent le mal. L’encours de la dette devrait être multiplié par 10 en 7 ans, passant de 10 millions au 1er janvier 2013 à près de 100 millions d’euros fin 2019.
Revenir à un niveau d’épargne nette à hauteur de 15 millions d’euros est impératif et suppose des mesures fortes et rapides. Il faut intensifier les efforts de redressement, réduire encore plus les dépenses de fonctionnement qui ont explosé entre 2008 et 2013 (32 millions de dépenses supplémentaires). La règle de bonne gestion suivante devrait-être mise en place : Pour être initié, tout investissement devrait être cofinancé (autres collectivités, Etat, Europe) à hauteur d’un tiers.
La municipalité de Metz doit engager une réflexion profonde sur ses finances et ses investissements si elle souhaite pouvoir continuer à investir. Le budget 2016 de la ville de Metz est un magnifique trompe l’œil. Il fait croire à une volonté de réduction des dépenses de fonctionnement mais il aboutit seulement à une maîtrise. La municipalité doit prioriser ses projets au regard de ses moyens et remettre en question certains projets comme le Palais des congrès, redimensionner l’AGORA… La mutualisation devra être un chantier à mener en parallèle pour permettre à chacune des communes de réaliser les synergies possibles et améliorer l’efficience et le service rendu aux habitants au moindre coût.

Emmanuel LEBEAU

Comment prendre les Messins pour des Gogos ?

Samedi, janvier 16th, 2016

La lecture du MetzMAG #69 de janvier-février 2016 est un concentré d’informations biaisées avec à la clé un chef d’œuvre l’article sur le Budget 2016 page 25.
• Le « 0% » d’augmentation des taux d’imposition depuis 6 ans…. La Municipalité pense que les messins sont assez crédules pour leur faire croire que les impôts locaux n’ont pas augmenté depuis 2010…. Le pire de cette annonce, c’est qu’elle masque les augmentations d’impôts et de taxes de 2016. La diminution importante de l’abattement général votée par la municipalité lors du conseil municipal du mois de septembre 2015 va augmenter inéluctablement la taxe d’habitation de plus des 2/3 des foyers messins. Pour éviter de toucher au taux, on touche à la base en diminuant l’abattement général, prenant ainsi les messins pour de gentils canards sauvages. Il en est de même avec l’augmentation du taux en 2016 de la taxe communale sur l’électricité, taxe créée par Dominique gros en 2009.
• « Recours à l’emprunt mesuré » : il est prévu que la ville de Metz souscrive 16,7 millions d’euros de dettes supplémentaires. Pour mémoire, l’encours de la ville était de près de 11 millions d’euros en 2012, il sera de 57 millions d’euros au 31 décembre 2016. La dette de la ville aura été multipliée par 5 en 4 ans. Je ne comprends pas bien, dès lors, le terme « mesuré ». Sachant que la dette de la ville s’ajoute à la dette colossale de Metz Métropole qui est de 220 millions d’euros.
• La municipalité a décidé de :
 Au-delà du manque de cohérence idéologique, de transférer le contrôle du stationnement à un futur délégataire privé en charge de l’exploitation du stationnement payant en voirie et de transférer la gestion de la fourrière automobile à un délégataire privé => Matraquage des automobilistes à prévoir !
 Fermer des Mairies de Quartiers alors que durant le premier mandat, elle en a construit (Metz Nord, Bellecroix,….) ; bonjour la cohérence et la vision stratégique !
 Diminuer le nombre de jardiniers ; ceci est une erreur stratégique car Metz est une ville Jardin appréciée pour la qualité de ses espaces verts.
 Etendre, à compter de cet été, le plateau piétonnier au pourtour de la cathédrale (Place Saint-Etienne, Place Jean-Paul II, Cour du Marché couvert) sans attendre la fin de la concertation préalable… Comme quoi, la démocratie participative n’est qu’un beau trompe l’œil pour mieux gouverner de manière autocratique.
 ….
A la lecture des 10 pages sur le budget 2016 de ce Metz Mag#69, je propose d’aller encore plus loin dans l’économie des frais de communication que j’avais demandé depuis 4 ans, en rendant le Metz Mag non plus bimestriel mais trimestriel… ce sera toujours ça de moins à payer !!

Seule la métropole Metz-Thionville peut sauver notre territoire !

Dimanche, novembre 22nd, 2015

Vu que certains décideurs politiques et administratifs sont au mieux aveugles et sourds aux mutations actuelles, je souhaite relancer un appel pour la Métropole Metz-Thionville.

Seule la métropole Metz-Thionville peut sauver notre territoire !

Au cœur de la réforme territoriale figure l’affirmation des métropoles. Celles-ci ont l’objectif de renforcer les territoires de la République en œuvrant au redressement économique du pays.

Le monde est entré il y a trois décennies dans la troisième révolution industrielle. Se développe sous nos yeux une « iconomie » entrepreneuriale – i comme intelligence, informatique, Internet, innovation, intégration de systèmes.

Avec l’avènement de cette iconomie, nous passons du monde 2.0 de la propriété et des technologies de la deuxième révolution industrielle au monde 3.0 des usages et des technologies de la troisième révolution industrielle. L’économie de cerveau-d’oeuvre domine l’économie de main-d’oeuvre.
La mutation vers l’iconomie se double d’une mutation territoriale : la métropolisation. Les innovations se produisent essentiellement dans des métropoles accueillantes pour les entrepreneurs, les investisseurs et les chercheurs. Aujourd’hui, ces métropoles accueillantes affichent une productivité et un niveau de vie très supérieurs à ceux des villes moyenne. Et lorsque ces villes accueillantes bénéficient d’une vision séduisante de leur développement, d’une gouvernance forte et d’un financement adapté, elles croissent deux fois plus vite que les autres (lire l’étude de l’OCDE, « Le Siècle métropolitain 2015).

Seules les villes qui se structurent en métropole favorisant l’innovation et l’entrepreneuriat contribuent réellement à la croissance.
La France possède actuellement onze métropoles et deux supplémentaires au 1 er janvier 2016. Cette douzaine de métropoles de taille européenne peuvent accueillir l’iconomie entrepreneuriale.

Les politiques de Metz et de Thionville se sont alliés tour à tour pour ne pas créer la Métropole Metz-Thionville, enrayant ainsi le premier moteur du renouveau de la Moselle. La création de la grande région ACAL devrait également pousser instamment nos élus mosellans à avancer sur ce dossier primordial pour conserver un rayonnement de notre territoire au sein de cette nouvelle région et enrayer son déclin.

Grace à la CGPME de Moselle, le débat sur la création de la Métropole Metz-Thionville a été relancé. Pour le monde de l’entreprise, il ne fait pas de doute de la nécessité impérieuse de créer cette métropole au plus vite. Lors de la conférence organisée fin juin, nous avons pu entendre les élus messins se prononcer en faveur de la création de cette métropole. Malheureusement, aucun élu du nord Mosellan n’était présent.

Pour développer la croissance économique de notre territoire, afin de lutter contre le fléau du chômage, il faut concentrer nos énergies sur l’entrée de nos villes dans une métropole Metz-Thionville et ainsi entrer dans la troisième révolution industrielle. Après le Texas Lorrain, voici venu le temps de la Silicon Moselle.

S’opposer au développement de notre métropole Metz-Thionville, c’est tuer ce qu’il reste d’énergie dans notre territoire. Construire une métropole accueillante ayant une gouvernance forte et une vision cohérente de son développement, c’est sortir de l’ignoble stagnation- régression qui nous mine. Plus que jamais, gouverner, c’est choisir, à condition de savoir ce que l’on fait.

C’est pourquoi, je vous encourage à tout mettre en œuvre pour avancer au plus vite sur cette construction.

Retrouver la motion votée au Conseil Municipal de Metz le 21 Novembre 2015 : 151121_CM_motionSDCI_vAmendée_