‘Actualité’

Metz, une ville pour le sport, slogan ou réalité ?

Jeudi, mai 17th, 2012
La  politique sportive de la ville de Metz n’est pas digne d’une ville de notre taille. Aujourd’hui, le constat est consternant.

La mésaventure du FC Metz en est l’illustration, avec une relégation dans ce qui était la troisième division, situation inédite pour le club à croix de Lorraine. Cette descente en nationale s’apparente à une descente aux enfers avec un passif financier conséquent, compromettant l’avenir du centre de formation. Cette perspective contribue à dégrader plus encore les relations des supporters grenats avec leur équipe. Au-delà, ce qui était une véritable vitrine pour la ville est devenu un fardeau.

C’est dans les moments difficiles qu’il faut être aux cotés du club, et surtout de cesser de dire haut et fort comme depuis trois ans, que la situation actuelle demande plus d’attention et d’exigence. Plutôt que d’exiger aujourd’hui un renouvellement de la structure dirigeante du club après la catastrophe, il aurait fallu agir préalablement afin d’assurer au minimum le maintien en ligue 2, dans une perspective de retour  dans l’élite. Mais pour cela  il aurait fallu s’engager dans un dialogue avec les dirigeants, manifester un soutien bienveillant au club et au besoin imposer des mesures énergiques.

Lorsque l’adjoint aux sports prétend que la ville dispose de nombreux atouts pour pallier la descente en nationale du FC Metz, nous croyons rêver. En point d’orgue, une équipe du Metz Handball qui se sépare de son entraineur après une saison décevante, et des joueuses sur le départ.

Quels sont les autres atouts qui permettraient de faire de Metz une ville sportive ? Un Moselle Open de Tennis, dont les organisateurs souhaitaient il y a encore quelques semaines racheter le SMEC Tennis à des fins pour le moins obscures. Un marathon qui peine à rassembler plus de mille participants. Un  club de hockey, ou de handball masculin dont les résultats n’embellissent pas le tableau. Tout cela n’est pas très sérieux.

 Alors certes, on pourra toujours se réfugier derrière le fait que le sport est une compétence de la ville et non pas de l’agglomération, néanmoins, les responsables du sport à Metz seraient avisés de s’inspirer de leurs homologues nancéiens, montpelliérains, nantais, lyonnais, bordelais, toulousains, rennais, …, afin de comprendre ce qu’est « une ville pour le sport ».

Supression de la Taxe Mettis : Soulagement et prudence

Mardi, mai 15th, 2012

C’est avec soulagement et sens du devoir accompli que je me félicite que le conseil de communauté ait voté majoritairement contre la taxe Mettis. Depuis jeudi, nous avons mobilisé un nombre important de Messines et de Messins et d’acteurs socio-économiques contre cette taxe injuste et inique. Comme pour le combat contre l’armée mexicaine des vice-présidents de Metz Métropole, nous avons réussi à convaincre une majorité de conseillers communautaires de voter contre ce projet.

Si nous nous réjouissons de cette décision, il est certain que ce projet de taxe Mettis n’est que la conséquence d’une cause nettement plus profonde : la folie dépensière du Maire de Metz pour son projet Mettis. En effet, le souhait de créer un nouvel impôt n’a pour raison que de faire face aux dépenses trop importantes de Metz Métropole et du poids de sa dette (plus de 150 millions d’euros en 2014 au lieu de 15 millions d’euros en 2008). Alors si aujourd’hui nous avons évité le pire : un nouvel impôt, il n’est malheureusement pas certain que demain nous réussissions à éviter une augmentation des impôts locaux de Metz Métropole. En effet, la dérive financière actuelle de Metz Métropole va conduire l’agglomération à accroitre les impôts existants. Pour éviter cette hausse, il est indispensable que le Maire de Metz réduise immédiatement  la voilure de son projet  Mettis en stoppant dès à présent son projet d’éventration de la place du Général de Gaulle évitant ainsi un surcoût de 3,5 millions d’euros.

Les mauvais coûts et coups du Mettis :

Samedi, mai 12th, 2012

 Les mauvais couts :

Depuis le début de ce projet, nous avons évoqué la folie dépensière de ce projet qui fait rouler simplement  des bus en site propre. Pour mémoire, le projet initial en 2008 était évalué à 146,3 millions d’euros. Après étude, le coût du Mettis a flambé pour atteindre 198,8 millions d’euros. Aujourd’hui, dans la phase de réalisation du projet, la nouvelle estimation du coût du Mettis est de 220 millions d’euros HT. Ce dépassement désastreux pour les finances publiques  est dû à la légèreté des études préliminaires, à la précipitions du lancement des travaux, au manque de coordination des travaux et au surcoût sur certains sites emblématiques (Moyen Pont et Place de la Gare) non prévus initialement.

Les mauvais coups :

Le Maire de Metz, premier vice Président de Metz Métropole, avait promis, juré, et essayé de faire croire aux Messins, effrayés déjà par le coût vertigineux de départ de ce projet, que le coût du Mettis serait financé uniquement par les entreprises via la taxe transport de 1,8 % de la masse salariale. J’avais affirmé que ce serait absolument faux. La première preuve a été la mise en place de la taxe sur les ménages en 2009 (Taxe Habitation et Taxe Foncière)et le doublement de son taux en 2010. Aujourd’hui, pour financer ce gouffre financier, Metz Métropole invente une nouvelle taxe Mettis :  une taxation de 15 % (après abattement) des plus-values immobilières. C’est un très mauvais coup porté aux Messins. Au-delà, du mensonge du Maire de Metz qu’elle met en exergue, cette nouvelle taxe ne permettra en rien de faire face à l’importance des dépassements budgétaires du Mettis, au besoin de financement du poids de la dette ( plus de 150 millions d’euros en 2014 au lieu de 15 millions d’euros en 2008) et également aux dérives à venir du coût de fonctionnement du Mettis.

Pour une consultation Municipale concernant la Place du Général de Gaulle

Vendredi, avril 20th, 2012

Comme tous les Messins, nous sommes absolument stupéfaits que la municipalité veuille passer en force pour casser le parvis de la gare afin d’y faire passer le futur Mettis. Les travaux pour l’aménagement de cette place ont coûté très cher et maintenant, on va encore dépenser l’argent des contribuables pour détruire. Comme nous l’avons souligné, cette destruction sera une atteinte grave à l’esthétique générale et à la cohérence architecturale de cette place. Tout cela pour qui pour quoi ?

Alors que les messins ont dit leur opposition à ce projet en signant une pétition avec plus de 9.000 signatures, dans les urnes en mettant le maire sortant derrière le candidat du FN au premier tour des élections cantonales, Voilà que la municipalité persiste à vouloir démolir et éventrer la place du Général de Gaulle au seul prétexte que le tracé initial du Mettis ne lui convient pas. Quelle denie de démocratie et surtout, quelle désinvolture à l’égard des messins qui ont fait confiance au Maire de Metz. Casser la place de la gare revient à jeter par la fenêtre une grosse partie des 25 M€ dépensés en 1995 pour aménager cet espace. Ce à quoi s’ajoutera le coût des nouveaux travaux de réaménagement (3,5 M€).

En pleine crise de l’endettement et de la dette publique, la ville de Metz et Metz Métropole osent accroître le coût du chantier pharaonique du Mettis. Le coût d’investissement est une menace réelle sur les finances de Metz Metropole et donc sur tous les contribuables.

En conséquence, nous demandons avant de débuter ce chantier que le Maire de Metz organise une consultation citoyenne sur le projet concernant le projet de destruction de la place de Gaulle. Compte tenu de l’importance des enjeux financiers, nous redemandons solennellement que les Messins puissent trancher. C’est-à-dire que conformément à la loi, la municipalité organise un référendum municipal en bonne et due forme.

Combien çà coute le projet Mettis ?

Samedi, avril 14th, 2012

Les messins subissent depuis près de deux années déjà les travaux du Mettis. Au fil de sa réalisation, nous découvrons le manque de préparation qui aboutit à refaire ce qui vient d’être fait avec à la clé l’inévitable dérive budgétaire. Le dernier exemple en date : La place de la République. Dans ce secteur dont on pouvait penser qu’il avait été pensé par le Maire de Metz pour accueillir le site propre du METTIS, on apprend qu’il faudra reprendre des aménagements de la place de la République. En clair, les bordures de chaussée le long du débouché de la rue des Clercs qui ont été réalisées il y a seulement un an doivent être recalibrées pour permettre au bus trois caisses de circuler dans ce secteur. Les « aléas » (sic) de ce type sont nombreux sur ce parcours de plus de 18 km, l’avenue de Plantières en est le plus bel exemple avec les excavations et rebouchages à répétition. Le manque de transparence sur l’évolution du coût de ce projet ne peut que conduire à craindre un important dérapage budgétaire. Le plus important surcoût est encore à venir avec le réaménagement du parvis de la place du Général De Gaulle et la destruction partielle du mur d’enceinte de la Gare de Metz avec une facture supplémentaire d’au moins 3,5 millions d’euros.

Il est urgent que Dominique Gros réalise  un point budgétaire détaillé tant sur les recettes que sur les dépenses. Les messins ont besoin de savoir de combien sera l’addition finale… Une seule certitude : l’addition sera salée.