La politique sportive de la ville de Metz n’est pas digne d’une ville de notre taille. Aujourd’hui, le constat est consternant.La mésaventure du FC Metz en est l’illustration, avec une relégation dans ce qui était la troisième division, situation inédite pour le club à croix de Lorraine. Cette descente en nationale s’apparente à une descente aux enfers avec un passif financier conséquent, compromettant l’avenir du centre de formation. Cette perspective contribue à dégrader plus encore les relations des supporters grenats avec leur équipe. Au-delà, ce qui était une véritable vitrine pour la ville est devenu un fardeau.
C’est dans les moments difficiles qu’il faut être aux cotés du club, et surtout de cesser de dire haut et fort comme depuis trois ans, que la situation actuelle demande plus d’attention et d’exigence. Plutôt que d’exiger aujourd’hui un renouvellement de la structure dirigeante du club après la catastrophe, il aurait fallu agir préalablement afin d’assurer au minimum le maintien en ligue 2, dans une perspective de retour dans l’élite. Mais pour cela il aurait fallu s’engager dans un dialogue avec les dirigeants, manifester un soutien bienveillant au club et au besoin imposer des mesures énergiques.
Lorsque l’adjoint aux sports prétend que la ville dispose de nombreux atouts pour pallier la descente en nationale du FC Metz, nous croyons rêver. En point d’orgue, une équipe du Metz Handball qui se sépare de son entraineur après une saison décevante, et des joueuses sur le départ.
Quels sont les autres atouts qui permettraient de faire de Metz une ville sportive ? Un Moselle Open de Tennis, dont les organisateurs souhaitaient il y a encore quelques semaines racheter le SMEC Tennis à des fins pour le moins obscures. Un marathon qui peine à rassembler plus de mille participants. Un club de hockey, ou de handball masculin dont les résultats n’embellissent pas le tableau. Tout cela n’est pas très sérieux.
Alors certes, on pourra toujours se réfugier derrière le fait que le sport est une compétence de la ville et non pas de l’agglomération, néanmoins, les responsables du sport à Metz seraient avisés de s’inspirer de leurs homologues nancéiens, montpelliérains, nantais, lyonnais, bordelais, toulousains, rennais, …, afin de comprendre ce qu’est « une ville pour le sport ».





