Discours des voeux d’Emmanuel LEBEAU lors de la fête des voeux

Metz, le 12 janvier 2013

Mes chers amis,

Mes chers compagnons de route,

Je suis heureux de votre présence si nombreuse pour cette rencontre traditionnelle.

A toutes et à tous, à vos familles, à vos amis, à vos proches, j’adresse, au nom de toute l’équipe de Metz2014.com, nos vœux les plus chaleureux pour la nouvelle année !

C’est un vrai bonheur de lancer à vos côtés l’année 2013. Cette année 2013 qui débute, j’aimerais pouvoir l’envisager de manière positive, et souhaiter à chacun d’y trouver les ressources de son épanouissement. Cependant, le principe de réalité nous impose de nous interroger sur l’avenir qui sera le notre tant d’un point de vue personnel que collectif.

Une question me taraude. La Lorraine est-elle en déclin ? A-t-elle vocation à devenir une terre d’émigration? C’est le message qui transparait dans les dernières décisions du ministère de l’éducation nationale lequel a décidé que l’académie de Nancy Metz serait la seule en France métropolitaine à connaitre une réduction du nombre d’enseignant pour la rentrée prochaine. L’état officialise de la sorte sa perception de la situation en Lorraine. Il s’appuie sur des indicateurs clairement défavorables, tels que :

  • le nombre de chômeurs record ;
  • une augmentation de la pauvreté et de la précarité ;
  • un délitement du tissu industriel.

Le poumon luxembourgeois ne suffit plus pour nous sortir de cette situation.

Mais il existerait une oasis au milieu de cet univers Lorrain anxiogène, notre bonne cité de Metz. Malgré la réduction de sa population de cinq cents habitants par an depuis sept ans; malgré l’asphyxie de son activité commerciale ; malgré la perte de ses directions administratives.

A l’image de l’orchestre du Titanic continuant à jouer pendant le naufrage, à Metz,  la municipalité entretien l’illusion d’un’ allégresse générale à force d’outils de communication. En effet, il y a une discipline où Metz est Vice championne de France pour l’année 2012, c’est celle des dépenses de communication suivant le classement du Figaro. Il faut bien assurer la promotion des nuits blanches, et des forums Théodule sur le commerce, les seniors, la démocratie participative, j’en passe et des meilleurs. Les messins sont-ils dupes de ce bourrage de crane médiatique ? Et pourront-ils encore le supporter longtemps ?

La douloureuse portera bien son nom une fois dilapidées les ressources de la cagnotte laissée par l’ancienne municipalité, l’imposition portée à son plafond, et les recours à l’emprunt épuisés.

Dans son passé tourmenté, Metz a connu des situations probablement plus critiques avec sa dévastation par les Huns, la peste, les départs massifs de population lors des aléas de l’histoire, annexions et exil des protestants.

 

Metz s’en est relevée. Et Metz doit aujourd’hui chercher en elle-même les ressorts qui la feront rebondir. Il faut sortir de la vision dogmatique, qui conduit l’action municipale actuelle, dont la ligne politique consiste à singer Paris avec l’ambition probable de faire de Metz un hypothétique 21e arrondissement. Il faut rendre la ville à ses habitants lui redonner sa dimension humaine, la rendre à sa fonction de lieu de vie et de rencontre, en y maintenant des habitants et une activité commerciale soutenue.

Corollaire nécessaire, apporter la sécurité et assurer la propreté tant dans le centre ville que dans tous les quartiers. Arrêtons d’offrir le spectacle d’une ville sens dessus dessous, d’une ville qui souffre, d’une ville complètement éventrée !

Les messins n’en peuvent plus de ces travaux depuis 4 ans. Il faut mettre un terme à la sclérose organisée en permettant aux voitures de circuler normalement et de stationner à moindre frais dans les rues, ce qui n’interdit en rien de développer une offre de services de transport en commun attractive.

Mais là encore, on nous berne en construisant à grand frais une simple ligne de bus au gasoil sur des voies dédiées. Est-ce bien raisonnable de faire le choix d’un bus trois caisses de 24 mètres de long ! Et de le faire passer dans le cœur de la ville aux rues étroites ? Est-ce réellement un choix visionnaire que d’acquérir des bus hybrides qui roulent au gasoil, alors que ce dernier est désormais classé cancérogène par l’Organisation Mondiale de la Santé ? Le tout pour le prix d’un Tram !

Il y a aussi nécessité à l’échelle de l’agglomération d’y installer des activités économiques et d’y créer de l’emploi. Des travaux financés par un surendettement à payer par les générations futures n’ont jamais constitué une création de richesse pour un territoire. Prenons l’exemple des travaux pharaoniques en Grèce pour les jeux olympiques de 2004  n’ont-ils pas participé à la situation catastrophique que connait le pays aujourd’hui ?

 

Le taux de demandeurs d’emploi atteint aujourd’hui la barre des 10 % ; du jamais vu à Metz ! Et, dans certaines catégories comme celle des plus de 50 ans, l’augmentation sur un an est de plus de 15 % ! Sur le terrain du développement économique le bilan de nos élus est également affligeant, et aucune perspective ne transparait.

Aujourd’hui, notre ville souffre de plus en plus de la pauvreté, plus d’un messin sur sept vie en dessous du seuil de la pauvreté !

Il est indispensable d’aider à remettre en scelle les plus fragiles d’entre nous pour qu’il puisse vivre dignement du fruit de leur travail. Pour 2013, la municipalité a réduit la subvention annuelle pour les actions du Centre Communal d’Actions Sociales de 500.000 euros alors que les demandes d’aide sociale ont augmenté de plus de 24 %.

Compte tenu de ce contexte, et de la crise économique qui perdure, il ne faut pas s’attendre à ce que 2013 soit un long fleuve tranquille nous conduisant vers un horizon radieux.

Souhaitons cependant que 2013 puisse nous réserver quelques surprises agréables.

Restons optimiste, Il n’y a pas de fatalité et la résignation n’est pas de mise. Il faut mettre à profit 2013 pour nous préparer à l’alternance lors des municipales de 2014. Il faut bien considérer que la force du changement est à chercher en nous.

Notre mission et nous l’acceptons et nous nous y engageons sera de redonner à Metz sa fonction vitale, dans l’harmonie, dans la solidarité, avec de l’habitat, du commerce, de l’emploi, de l’éducation, des services et des loisirs.

Cet espace de vie doit disposer d’infrastructures de circulation tant pour les modes de déplacements collectifs qu’individuels, sans exclusive. Il faut sortir de la sclérose organisée de la ville. Il faut venir au secours de nos concitoyens durement touchés par la crise économique en repensant l’action du centre d’action sociale et en revenant sur les hausses d’impôts et de taxes locales qui se sont cumulées ces 5 dernières années ! Le chantier est vaste !

Je vous appelle à vous mobiliser pour apporter à cette ville, que nous aimons, les ressources morales qui sont en nous afin de la sortir de l’ornière et offrir un avenir à la hauteur de nos ambitions pour les Messines et les Messins.

Pour cette nouvelle Fête des Vœux, j’invite chacune et chacun à se mobiliser à prendre pleinement conscience que c’est durant l’année 2013 que la victoire de 2014 se construit. Je vous remercie par avance de votre soutien, et  de votre engagement à mes cotés. Avant de conclure, je souhaite citer Robert Scholtus, curé de la Paroisse St Maximim et auteur de Promesse d’une ville : « …. »

Bonne soirée à tous, bonne année 2013 et surtout bonne santé !

Partager Ce billet à été posté le Dimanche, janvier 13th, 2013 à 13 h 05 min sous la catégorie Actualité. Vous pouvez suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0 Vous pouvez laisser un commentaire, ou un trackback .

blog comments powered by Disqus