De l’abstention au printemps des citoyens
En dépit d’un éphémère sursaut de quelques points au deuxième tour des élections régionales, le fait central, le fait essentiel, le fait calamiteux, le fait désastreux de ses élections à Metz reste bien le niveau record de l’abstention puisque plus de 6 électeurs messins sur 10 ont décidé de ne pas se rendre aux urnes. Cette désaffection des citoyens s’accompagne d’un autre signal fort, celui du score très élevé du Front National à plus de 15 %.
Au regard de ces inquiétants résultats, un seul constat : nous nous devons de renouer le lien de confiance entre les élus et les électeurs. Notre démocratie ne peut fonctionner de manière correcte avec un nombre si peu élevé de citoyens qui ne se sentent plus concernés par la « chose publique ». Cette rupture ne peut perdurer sous peine de bouleversement important. On ne peut diriger pour le peuple sans le peuple.
C’est le contrat social de notre démocratie qui est en jeu.
Il est vrai qu’à Metz plus qu’ailleurs, nous avons souffert de ces anciens amis politiques devenus ennemis puis de ces vieux adversaires devenus nouveaux colistiers avec cette même volonté de se partager le fromage messin ! Où est le messin dans ces petits arrangements ? Où est la vision pour Metz ?
Peut-on croire encore en la politique quand le candidat s’engage à ne pas augmenter les impôts et dès qu’il est élu décide deux années successives de le faire et d’accroître toutes les taxes ?
Quelle superbe ignorance de tous ces messins qui souffrent de la crise économique et sociale quand on voit le partage de privilège et de plate-bande si difficile à faire renoncer par ces élus !
Alors, oui c’est un peu normal que l’électeur messin ne se rende plus aux urnes !
Ce n’est pas le printemps des citoyens qui comme un vol d’hirondelles ne fera pas le printemps de la démocratie à Metz ou toutes autres manifestations qui fera changer le comportement de nos concitoyens. C’est d’abord et avant tout le comportement de nos élus que nous devons changer pour le rendre plus en adéquation avec la vie quotidienne.
Nous nous devons d’être exemplaires car l’exemplarité a un effet capillaire sur le corps électoral.
Remettons nous en question ! Loin de nos absolues certitudes, travaillons sur ce message d’exil et d’éloignement pour que demain ne ressemble plus à hier !
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