A Metz c’est la dèche !

Quelle malhonnêteté durant votre campagne des municipales : ou tout était possible ou vous souhaitiez réenchanter le rêve messins avec un inventaire à la Prévert de projets. 8 mois après, nous voici confronté à la triste réalité des chiffres et des faits.
Pompidou-Metz à l’agonie financier, l’Arsenal qui décale et supprime 8 spectacles, la subvention au centre de formation des jeunes du FC Metz en Baisse de 33%, suppression de la subvention à l’Open de Moselle, C’est donc bien la dèche à Metz !
En ce qui concerne les chiffres du budget 2015, un autofinance prévisionnel en baisse de 13,5 % par rapport à 2014 et un budget investissement 2015 en baisse de plus de 20 % par rapport à 2014. En somme, C’est la dèche à Metz !
La dette de la ville a doublé en 2014 et vous prévoyez souscrire encore un nouvel emprunt de 10,3 millions d’euros pour 2015. C’est vraiment la dèche à Metz !
Pendant 6 ans vous avez joué la cigale avec la cagnotte laissé par votre prédécesseur accompagné d’un véritable matraquage fiscal imposé aux messins, aujourd’hui que l’hiver budgétaire arrive vous souhaitez vous transformer en fourmi. Mais votre attitude budgétaire me fait plus penser à une mouche prise dans un bocal qui va dans tous les sens sans savoir ou trouver la sortie. Aucune vision et aucune direction. Rien que de l’idéologie et des mesures tapes à l’œil pour donner l’impression d’une gestion rigoureuse.
Le budget 2015 présente aucune réelle économie structurelle. Les dépenses de communication restent nettement trop élevées. Pour mémoire, elles sont passées de 1,15 milllions d’euros en 2008 à 2 millions d’euros en 2013. Il y a un gisement d’économie de plus de 850.000 euros.
Une de vos mesures phares pour faire des économies structurelles est la mutualisation. Malheureusement, la mutualisation source d’économie est un leurre. L’exemple de la mutualisation des services information de la ville de Metz et de Metz Métropole est un cas d’école. Cette mutualisation devait aboutir à réaliser des économies substantielle dans les faits cela coute plus cher à la ville de Metz depuis que le service est mutualisé. Voilà la vérité.
Il était pourtant faisable de réaliser 3 millions d’euros d’économies et de retrouver ainsi des marges d’autofinancement plus confortable.
La crise que nous vivons depuis 2008 doit agir comme un catalyseur des réformes. Nous ne pouvons plus gérer comme hier. Nous devons prendre en compte la raréfaction de l’argent public et le ras-le-bol fiscal des Messins. C’est-à-dire ne plus avoir recours aux hausses d’impôts et de taxes et sans augmenter la dette de la Ville.
Ainsi, je propose de remettre à plat les missions publiques plutôt que de se contenter d’une politique du rabot, et avec une même détermination à mettre des règles strictes de gouvernance municipale de la dépense publique à plus long terme. Certes, la politique du « rabot » est plus facile à mettre en œuvre car elle respecte le principe d’égalité dans la répartition des efforts, mais elle ne permet pas à elle seule de réaliser des économies de dépenses suffisantes pour maintenir (réduire pour Metz Métropole) notre dette publique locale tout en évitant la surtaxation et en ayant une politique d’investissement ambitieuse.

Je propose de remettre à plat les missions publiques de la ville et de l’agglomération afin de fixer des priorités claires, des objectifs et des échéanciers. Il faut repenser la répartition des compétences entre les communes et Metz Métropole. C’est au politique qu’il revient de fixer le cadre et les objectifs d’une politique publique ainsi que ses effets distributifs. La priorité doit être donnée aux générations futures. Par exemple : soutien scolaire individualisé pour renforcer l’égalité des chances et le pacte social.
Mais le plus incompréhensible, c’est votre obstination à vouloir réaliser coute que coute le Palais des Congrès malgré une opposition forte des messins à ce projet. Vous êtes prêts à dépenser plus de 30 millions d’euros dans un projet qui n’est pas nécessaire et indispensable. Quelle erreur stratégique !
A la place des 2,5 millions d’euros consacré au Palais des congrès dans le budget 2015, la ville aurait pu investir dans ces deux cinémas et maintenir une activité indépendante de qualité en centre-ville au pied de la Cathédrale et permettre de continuer d’offrir une offre de cinéma à moindre frais aux messins.
Pour conclure, vous continuez avec ce budget 2015 dans la spirale de l’endettement. La dette d’aujourd’hui sera inéluctablement nos impôts de demains. Votre gestion actuelle aboutira à amener la ville de Metz à avoir une dette de plus de 125 millions d’euros à la fin de votre mandat. Ainsi, la dette sera multipliée par 8 sous votre deuxième mandat. Voilà la réalité !

Partager Ce billet à été posté le Samedi, décembre 20th, 2014 à 7 h 43 min sous la catégorie Actualité, Blog. Vous pouvez suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0 Vous pouvez laisser un commentaire, ou un trackback .

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