A partir du mois d’avril, le service des espaces verts de la Ville de Metz plantera de nouveaux arbres. En remplacement, mais pas seulement, des 350 abattus d’ici là.
Ça va être un choc !» Marielle Olesinski, adjointe déléguée aux espaces verts de la Ville de Metz, est en consciente : si l’abattage des érables de l’avenue Foch risque de lui valoir une volée de bois vert de la part des Messins, que dire alors de celui des peupliers bordant le cimetière de l’Est, rue des Hauts… Peupliers ?
En ce moment, et jusqu’à la fin du mois de mars, les sept élagueurs des espaces verts vont enlever plus de 200 arbres. «Mais nous allons en replanter près de 150», compense Michel Koenig, responsable du service.
En réalité, ce sont plus de 350 arbres qui vont disparaître. Pour des raisons budgétaires, l’an dernier, l’abattage d’environ 150 peupliers de la bien nommée peupleraie, implantée en berge de Seille, dans le quartier de Magny, avait été reporté à 2010. «Les peupliers sont à part, explique Michel Koenig. Ils sont dans une zone naturelle où nous réalisons des tailles d’éclaircies et où se trouve un potentiel naturel de jeunes arbres.»
Les peupliers au pilori
La municipalité envisage tout de même d’y implanter des essences plus adaptées au milieu humide. «Et puis, avec les jeunes implantations que nous avons et continuons de réaliser en ville, dans de nouvelles rues, c’est en fait près de 270 arbres qui sont plantés», équilibre Michel Koenig.
C’est une entreprise qui se chargera de clairsemer les rangs de la peupleraie. «A Magny, le bois a une valeur marchande, pas comme dans la rue des Hauts-Peupliers», relate Michel Koenig.
Avenue Foch
Justement, dans cette rue, l’arbre éponyme peut trembler comme une feuille : «Il a une longévité restreinte, il tombe facilement, il fait sauter les trottoirs…» Le service des espaces verts n’est pas près de lui faire prendre racine. L’alignement, le long du mur du cimetière de l’Est va être abattu sans remplacement. «A long terme, on pense au projet de piste cyclable, avoue Marielle Olesinski. Mais nous allons planter de la vigne vierge et des rosiers grimpants sur le mur, tout en renforçant les plantations à l’intérieur du cimetière.» Quant aux dix-sept érables de l’avenue Foch, ils ne pourront pas non plus se rattraper aux branches. «Ils ont entre 60 et 80 ans et sont malades, déplore Michel Koenig. Sans compter les actes de vandalisme, les chocs des voitures…» Pour maintenir l’unité avec le reste de l’avenue, ils seront remplacés par des platanes, l’une des essences les plus résistantes. «Nous remplaçons par des arbres d’une dizaine d’années, de 3-4 mètres de haut. Pour l’avenue Foch, monumentale, nous envisageons des arbres d’une vingtaine d’années, comme celui installé récemment sur le giratoire du boulevard Kennedy, à proximité de Saint-Symphorien», réfléchit Michel Koenig. Avec ses neuf mètres de haut, il a coûté environ 15 000 €. Maladie ou vieillesse, tout ce qui peut engendrer des risques de chutes pousse à l’abattage d’un arbre. La proximité avec les bâtiments, source de nuisances, aussi. Il y a deux ans, le service des espaces verts a estimé son patrimoine à 42 000 arbres. Pour la mairie, c’est très clair : «Nous sommes très vigilant sur la sécurité !», martèle Marielle Olesinski.
Olivia FORTIN.
Publié dans le républician-lorrian le 03/02/2010
http://www.republicain-lorrain.fr/fr/permalien/article/2658618/350-arbres-bientot-abattus.html

